Con comme la lune

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“Je suis de plus en plus sensible à l’amitié et de moins en moins sensible aux idées.”
Régis Debray, au micro de France-Culture ce matin

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En cherchant le chiffre pour étayer une conversation, j’ai trouvé confirmation de ce que j’avais fugitivement entendu un matin de cette semaine dans une chronique économique radiodiffusée : 170.000 milliards !

C’est en dollars le montant (estimé) de l’ensemble de la dette mondiale. Ce qui nous donne environ 147.000 milliards d’euros.

Si la conversion d’une monnaie à l’autre ne vous aide pas plus à vous représenter cette somme, j’ai essayé de vous aider en calculant que cela représente (toujours environ) 22.000 $ (un peu moins de 20.000€) par terrien. J’ai aussi trouvé des estimations de ce chiffre rapporté au PIB mondial, dans une fourchette de 2,5 à 3 fois et un article (malheureusement non daté) qui rappelle que 170.000 milliards représentent (en euros pour le coup) le “patrimoine financier des ménages” dans le monde.

En résumé, ce patrimoine des ménages est supérieur à l’endettement mondial !

L’article ne parle pas du “patrimoine” des entreprises, des banques et autres spéculateurs. Mais n’oublions pas ce détail, trop peu souvent évoqué : si nous sommes collectivement endettés à hauteur de 170.000 milliards de dollars, c’est que certains (quelques uns ?) possèdent les titres de cette dette.

Et vivent, plutôt mieux que la moyenne, des intérêts qu’elle produit.

S’il faut vraiment traverser la rue, c’est peut être pour ordre le cou à certaines idées reçues. Et à ceux qui en “profitent” ?

Ou alors, il faudrait faire demi-tour ? Tant qu’il est encore temps ! Mais pour aller dans quelle direction ?

Je continue de m’interroger sur la trajectoire du monde comme sur mon propre itinéraire et celui que j’emprunterai l’an prochain quand j’arrêterai (momentanément) de travailler. Une chose est sûre, je n’ira pas voyager dans l’espace.

D’abord parce que le voyage est trop cher : entre 2 et 10 milliards de dollars, selon les confidences consenties par Elon Musk, le patron de SpaceX qui présentait lundi dernier le “gagnant” du premier ticket touristique pour l’espace, le milliardaire japonais Yusaku Maezawa, qui a fait fortune dans la vente en ligne de vêtements.

Ensuite parce que ça ne correspond pas à ma disponibilité de l’an prochain, puisque le voyage est prévu pour 2023.

Enfin parce que je n’ai pas beaucoup de chance d’être sélectionné pour faire partie des compagnons de voyage d’Yusaku Maezawa qui a promis d’inviter “six ou huit artistes du monde entier à [le] rejoindre dans cette mission vers la Lune”. Pas seulement parce que je suis trop vieux, ni à cause de ma faible renommée internationale, mais parce que le milliardaire (et ancien rocker) japonais, dans son énumération “artistique”, peintre, musicien, sculpteur, photographe, cinéaste…, ne mentionne pas les blouguistes aux prétentions littéraires.

Ce n’est pas si grave, car j’ai un peu le vertige et fort peu d’aspiration au voyage spatial. Mon message actuellement en route pour le soleil suffit à nourrir mon rêve en ce domaine.

Et il me reste à préparer mon départ (dans 5 mois…) plus terre à terre, vers l’inconnu et vers mon rêve.

Qui reste à formuler plus concrètement. Comme une réponse à la photo du jour, prise il y a quelques mois dans la grande ville près de laquelle j’habite, dont l’ex-maire et aujourd’hui ministre de l’Intérieur a annoncé cette semaine qu’il allait revenir y faire des siennes.

Et m’a inspiré le titre du jour.

(Photo : JR-abcdetc)

Je n’ai jamais vraiment été un grand fan d’Indochine. Mais j’en connais parmi les lectrices (et les lecteurs?) de ce blougui.

Et comme la chanson évoque le rêve (Song for a dream) et que le clip évoque le voyage, ça collait bien avec l’article du jour…