Sur le fil

Slide 1
Slide 2
Slide 3
Slide 4

“Un article c’est comme un bas de femme : l’important, c’est de bien garder le fil à l’esprit.”
Groucho Marx

*

En cherchant une citation “filaire” pour introduire cet article, j’en ai trouvé plusieurs dizaines. Et je me suis aperçu en même temps que c’était la troisième fois que j’utilisais le titre du jour (les deux autres sont ici et pour les plus curieux).

Sans compter les fois où ce blougui navigue de fil en aiguille.

J’aurais pu en conclure plein de choses, sur mon besoin de ne pas perdre le fil, de trouver un fil d’Ariane, de ne pas m’emmêler dans le fil de mes pensées, sur ce blougui qui ne tient qu’à un fil, etc. Mais je ne vais pas conclure dès l’introduction.

Bref.

Au fil de mes recherches d’images du jour, je me suis arrêté sur une photo de Freddy Nock, funambule suisse invité samedi dernier à inaugurer le Matterhorn glacier ride, soit la télécabine tricâble la plus haute au monde”, qui pourra transporter, 365 jours par an, 2000 personnes par heure “de Trockener Steg, à 2939 mètres d’altitude, au Petit Cervin qui culmine à 3883 mètres”, dixit mes confrères suisses réputés pour leur précision.

Sachant qu’il en coûtera 100 francs par voyage pour un coût de construction de 52 millions de francs environ, je vous laisse faire le calcul du temps d’amortissement de la machine. Et de l’impact écologique des skieurs supplémentaires…

Mes confrères restent assez silencieux sur ce dernier point, même si certains relayent les inquiétudes des associations écologiques qui craignent une “disneylandisation” des Alpes. A moins que la fonte accéléré des glaciers et de la neige de nos sommets ne vienne contrarier nos appétits touristiques ?

Pour ma part, même si je m’inquiète de notre inconscience collective et de l’artificialisation accélérée de nos environnements naturels et de leur transformation en “paradis blancs”, j’avoue que j’ai toujours une admiration intacte pour les funambules qui se promènent là haut. Un peu d’envie aussi, même si j’ai renoncé depuis longtemps à un changement professionnel dans un domaine où mon vertige ne serait pas un atout. Ni mon âge, allais-je écrire avant d’apprendre que Freddy Nock fêterait ses 54 ans en décembre prochain.

Mais j’ai quand même d’autres projets qui relèvent d’un certain funambulisme symbolique, et je cherche, doucement mon équilibre, sur le fil d’une vie.

J’adresse aussi un clin d’œil à ceux et celles qui se sentent “sur le fil, sur la ligne, sur le bord”.

(Photo : Dominic Steinmann)

J’avoue que j’étais un peu déçu de ne pas trouver plein d’autres images de la traversée de Freddy Nock au-dessus de Zermatt samedi dernier.

Mais c’est en cherchant vainement ces photographies que j’ai trouvé une vidéo du showcase (représentation musicale promotionnelle en français d’aujourd’hui, même en Suisse) du duo vaudois The Two dans une autre télécabine de Zermatt, en avril dernier lors de leur passage au festival Zermatt Unplugged.