Ne vous laissez pas…

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“It’s not time to make a change,
Just sit down, take it slowly
You’re still young, that’s your fault,
There’s so much you have to go through
Find a girl, settle down,
If you want you can marry
Look at me, I am old, but I’m happy.”
Cat Stevens – Father and Son

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Comme une journée étrange, un peu embrumée, traversée de pensées disparates qui n’arrivent pas à s’éparpiller, de sourires aussi bien sûr, naturellement et pour faire comme si, d’une impression fiévreuse comme pour accélérer l’automne qui tarde à venir.

Entre autres.

Mais j’ai eu la chance de trouver l’image du jour, qui s’est imposée d’elle même. D’autant plus que je l’ai découverte en deux temps, comme j’essaye de vous en rendre l’impression avec les deux cadrages que je vous propose : l’original et celui, plus resserré, que j’ai vu en premier.

“Ne vous laissez pas… !”

Ne vous laissez pas abattre, ni marcher sur les pieds, ni dicter votre conduite, prendre pour des cons, décourager, séduire par de belles paroles, détourner de vos désirs, endormir par de faux discours, emporter dans des discussions inutiles, oublier, faire…

Je vous laisse trouver d’autres déclinaisons. En guettant sur le web, j’ai trouvé une belle proposition, Ne vous laissez pas voler l’espérance !”, formulée par… le pape François.

Pourquoi pas ? C’est un beau conseil aussi.

Puisque vous avez vu les deux photos du jour, il n’y a pas de suspense. Vous savez que cette jeune femme à la moue souriante a inscrit “Ne vous laissez pas emballer” sur la pancarte qu’elle brandissait aujourd’hui devant le Parlement européen de Strasbourg, en compagnie d’autres militants d’ONG, venus demander à nos députés de ne pas reculer devant les pressions et de voter l’interdiction de plusieurs produits en plastique à usage unique.

C’est vrai. Si l’Inde, l’un des pays les plus pollués de notre planète, a pu le faire (voir ici), pourquoi pas nous ?

J’aurais pu développer autour du plastique ou de l’usage unique. J’avais même envisagé de rappeler à ceux qui lisent ces lignes combien ils (elles) sont uniques ! Et puis je me suis … laissé aller à digresser sur ne pas se laisser.

Peut-être à cause d’une des premières pensées du jour, pour ce lecteur un peu égaré, perdu, engouffré dans sa tristesse, auquel j’avais envie de dire de ne pas se laisser aller.

Un clin d’œil un peu appuyé et un conseil – comme tant d’autres – que je ne suis pas toujours facilement, moi qui ne suis pas aussi affirmatif de mon bonheur que Cat Stevens (en citation dédicace du jour) et qui  reste encore en équilibre fragile entre la détermination de ne pas me laisser et le désir de laisser venir.

(Photo : Vincent Kessler)

IL existe une musique idéale pour les moments d’oscillation du le fil de nos vies et je suis chaque fois frappé par l’évidence quand elle croise mes pensées disparates. En puzzle…

Eden Brent chante le blues : Jigsaw Heart, extrait de l’album éponyme.