Pareil ou presque

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“Prendre de la hauteur, oui ! Mais pas pour regarder tout le monde de haut…”
Jean-Robert (une pensée parmi d’autres)

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La citation du jour est bien de moi. Elle m’est venue à cause des images du jour et aussi de mon homonymie imparfaite avec le personnage qu’elles représentent.

Homonymie que je n’aurais pas remarqué si, en cherchant des informations sur la nouvelle ascension d’Alain Robert, hier 25 octobre à Londres, je n’étais tombé sur ces déclarations … d’Alain Robert, décrivant « d’une voix douce et docte “un marché mature”, des “synergies financières et professionnelles” au sein du groupe ».

Mais le Alain Robert cité est le vice-président du pôle de gestion de fortune d’UBS AG, qui parlait au nom de sa banque dans son procès actuel pour blanchiment de fraude fiscale.

Bref.

Alain Robert n’est pas banquier. Et il se dépense sans compter.

C’est cependant au cœur de la City londonienne qu’il a réalisé son dernier exploit, en gravissant, à mains nues et sans harnais, les 230 mètres de la Heron Tower (rebaptisée tour Salesforce), sous les yeux d »une foule admirative, de quelques photographes attentifs et de policiers énervés.

Comme souvent, le “Spiderman français” a d’ailleurs été arrêté au sommet de la tour (dès son arrivée à 14h14 !) pour avoir “perturbé l’activité de la City et constitué un risque pour la sécurité des personnes dans et autour de la Heron Tower”.

“Ils m’arrêtent toujours”, a-t-il constaté. “En 95, c’était OK, mais après le 11 septembre, c’est devenu plus compliqué.”

Espérons qu’il risque une peine moins lourde que la banque suisse.

Question risques, Alain Robert est servi. Le grimpeur de 56 ans a déjà escaladé en solo intégral plus de 150 gratte-ciel depuis 40 ans, dont la Burj Khalifa de Dubaï (la lus haute du monde avec 828m), l’Empire State Building à New York, la tour Eiffel…

Et même s’il n’a pas les honneurs d’abcdetc à chaque ascension (ça fait plus de 40 ans qu’il grimpe), c’est toujours un plaisir d’avoir de ses nouvelles.

Par ses défis maîtrisés, il me rappelle un peu les funambules, leur traversée en équilibre du vide et leur défi du danger.

Je n’irai pas l’imiter (même si j’ai le même âge et moins le vertige que lui), mais sa façon de se confronter à sa peur a quelque chose d’inspirant.

“Je ne sais pas grand-chose. Ce n’est vraiment que lorsque je commence à grimper que je sais. J’ai besoin de le ressentir”, confiait hier Alain Robert à mes confrères anglais.

Ce besoin de ressentir que je ressens aussi…

(Photos : Peter Nicholls, Daniel Eal-Olivas, Ana Cross)

Elle aussi est montée si haut qu’elle aurait pu dévisser. Mais Marianne Faithfull est toujours là. Avec la même allure frêle et fière, et la même voix; à fleur d’émotions.

“J’adore Londres et je l’aimerai toujours, mais il est impossible d’y vivre”, confiait-elle en 2014, à l’occasion de la sortie de son 20e album, Give my Love to London.

Le prochain, Negative Capability, est annoncé pour le 2 novembre prochain. Mais le titre Gypsy Faerie Queen a déjà été dévoilé. Et proposé “en exclusivité” aux lecteurs d’abcdetc en septembre dernier.

Toujours “en exclusivité”, je vous en offre aujourd’hui la somptueuse vidéo…