Pas de bras, pas de chocolat

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Slide 1

“Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent…“
Léo Ferré, Les Anarchistes

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Rassurez-vous ! Malgré le titre du jour, je ne vais pas vous parler de la recrudescence de bébés sans bras que, faute de photos des dits bébés disponibles (ou politiquement et correctement supportables ?), mes confrères de la presse “sérieuse” illustrent allègement de “photos d’illustration”, que ma brillante consœur Dorothée Barba (que je n’écoute pas assez à cause du manque de coïncidence de nos horaires et d’une certaine allergie au présentateur et à la publicité de plus en plus envahissante, de la tranche matinale de la radio d’état plus connue sous le nom de France Inter) baptisait ce matin “photos prétexte”.

Je ne vais pas non plus, malgré la citation de Léo Ferré glissée en exergue, vous parler des anarchistes qui, à ma connaissance ne recrudescent pas autant que les bébés sus-évoqués, sauf à considérer que l’attachement à l’économie de marché des libertariens peut continuer à les faire passer pour de vrais anars ! Mais consolez-vous en écoutant chanter Ferré en cliquant sur le lien que je vous ai gentiment placé là-haut.

Et finalement, je en vais non plus vous parler des végans (ou véganes ?), dont je ne sais même pas comment ils s’écrivent et qui, selon les informations du jour, représenteraient 1% de notre population hexagonale.

Il paraîtrait que c’est aujourd’hui la Journée mondiale du véganisme, par la volonté de l’ex-présidente de la Vegan Society qui déclara jadis :

“Nous savions que l’organisation avait été fondée en novembre 1944, mais nous ne connaissions pas la date exacte, j’ai donc décidé de choisir le 1er novembre. En partie parce que j’aimais l’idée que cette date coïncide avec Halloween et le jour des morts, qui est une période traditionnellement festive. C’était à la fois approprié et de bon augure.”

Ce qui me conforte dans l’impression que les végans (ou véganes ?) racontent un peu n’importe quoi, puisque tout le monde sait (enfin j’espère) qu’aujourd’hui c’est la Toussaint, à laquelle la Commémoration des fidèles défunts (ou Jour des morts) et Halloween ne sont venus s’amalgamer que plus tard ou récemment.

Et finalement et à propos d’amalgames, je ne vais pas me fatiguer non plus à réfuter tous les beaux arguments d’une minorité qui ne correspond même pas à celle du lectorat d’abcdetc (qui ne représente pas encore 1% de la population hexagonale). D’autres l’ont déjà fait, comme ici Paul Ariès, pourtant à la pointe de la décroissance, ou même là une certaine Carotte masquée, antispéciste qui dénonce nombre d’arguments fallacieux de ses “semblables” et prône une certaine ouverture d’esprit. Dont je fais preuve, j’espère, en vous proposant ces deux sources.

Enfin, pour illustrer ce non-article, je me suis épargné les images de bobos peint en rouge sang. Et parce que le chocolat est l’un des produits animaux dont j’aurais le plus de mal à me passer (et que les vaches auraient aussi bien du mal à survivre à l’état sauvage) j’ai déniché une vache violette et évocatrice. Qui malheureusement n’existe pas pour de vrai. Mais que j’ai trouvé jolie, sans parvenir à trouver l’auteur de la retouche.

Une image prétexte… Que j’ai hésité à utiliser en découvrant que la vache violette (ou pourpre selon une traduction approximative de purple) était un concept marketing ou de développement personnel qui incite à sortir du lot.

Mais il est déjà tard. Alors merde ! Je garde la vache pourpre (ou violette) et rentre dans mon troupeau solitaire.

(Photo : DR)

Et pour pour illustrer tout ça ? Que diriez-vous d’un peu de country ? Une musique de cowboys…

Mais chanté par une femme, ça sort du lot, non ?

Lucinda Williams, Pineola.