Ça sent bizarre, non ?

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« Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent
La plupart Espagnols allez savoir pourquoi
Faut croire qu’en Espagne on ne les comprend pas
Les anarchistes… »
Léo Ferré, Les Anarchistes

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L’anarchie, c’est pour moi comme Shakespeare ou Radiohead (voir l’article d’hier) : je n’ai pas tout lu ni entendu, mais j’éprouve une certaine sympathie à son égard. Il faudra peut-être qu’un jour je prenne le temps de lire un peu plus que de simples citations de Pierre-Joseph Proudhon, tellement plus Bisontin que le petit Hugo ou les jeunes frères Lumière, dont le bicentenaire de la naissance en 2009 ne fut pourtant célébré par aucune des autorités socialistes de la ville, du département ou de la région. Allez savoir pourquoi…

Pour le fascisme et ses avatars, je n’ai par contre aucune sympathie.

Je me souviens de Franco. De son interminable agonie. Et aussi des six militants fusillés ou garrotés avant sa mort. Et du tag sur un mur de ma ville pour protester contre ces exécutions, dont je n’ai retrouvé, bien sûr, aucune image sur ce web un peu amnésique…

Mais les failles de mémoire de l’Internet ne sont rien comparées aux oublis des peuples. Alors, en apprenant lundi l’élection de députés du parti Vox au parlement andalou, j’ai été aussi effrayé que lorsque ma mère m’a expliqué ce qu’était une exécution au garrot.

Comme si l’irruption du parti de Santiago Abascal, qui le présente comme « d’extrême nécessité » mais qui est bel et bien d’extrême droite, était un nouveau tour de vis sur notre situation politique commune, après la montée des extrêmes en Autriche, Allemagne, Italie, Thaïlande, Brésil. Et ailleurs. Comme en France.

S’il y a une « extrême nécessité » c’est de ne pas oublier Franco. Et les autres !

(Photo : Jorge Guerrero)

À 76 ans, le chanteur basque Benito Lertxundi offre un nouveau disque (le 17e) à ses nombreux fans.

Je le découvre aujourd’hui et partage volontiers  cette découverte.

L’intégrale de l’album est disponible sur la chaîne youtube de l’artiste.