De quoi se plaindre

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Selon certaines estimations (je n’ai pas celle des forces de l’ordre), il y aurait autant d’étoiles dans l’univers que de grains de sables sur la terre ou de gouttes d’eau dans les océans, soit 1.000.000.000.000.000.000.000.000, autrement dit 1024 ou un septillion.

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Ce n’est pas vraiment une citation, mais un ordre de grandeur que j’ai découvert ce weekend en cherchant autre chose et une flopée d’images pour un article qui ne paraîtra finalement pas.

Un ordre de grandeur qui rend d’un coup notre monde bien petit comparé à l’immensité qui l’entoure. Raison de plus pour en prendre soin, non ?

j’ai bien peur que tout le monde ne réponde pas positivement à cette question, pour le coup réellement existentielle. Et l’aboutissement de la toute récente COP 24 (ou 24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, autrement dit CCNUCC…) ne m’a pas vraiment rassuré.

Car si le président de ce 24e rassemblement de “responsables” a sauté par dessus la table à la fin de la conférence, il n’y pas vraiment de quoi se réjouir de n’avoir tout simplement pas enterré un accord de Paris (COP 21 je le rappelle) qui n’était déjà pas d’une ambition folle. Et si notre ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a salué “une étape clé de la lutte contre le réchauffement climatique”, on pourrait traduire ça par un verrouillage annoncé des réelles solutions, pas seulement transitoires, pour continuer à respirer et vivre sur notre grain de poussière.

Heureusement, certains de nos concitoyens du monde refusent de se laisser enfumer, à tous les sens du terme, et en Colombie, aux États-Unis, en Belgique, en Inde, au Québec, des citoyens regroupés en association ont attaqué leurs gouvernements en justice, pour “inaction climatique”, comme vient de le faire chez nous Damien Carême, le maire de Grande-Synthe.

C’est ce que j’ai appris aujourd’hui dans la rubrique Plouf ! de Jean-Luc Porquet dans Le Canard enchaîné. Et, même si ça fait ricaner nos “élites”, ils pourraient ne pas rire toujours. Le même article nous apprenant la victoire en appel, le 9 octobre dernier, de l’association Urgenda contre le gouvernement néerlandais, condamné à à rehausser très rapidement son ambition climatique.

Même si ça reste flou, limité et qu’on part de loin, aux Pays-Bas comme ailleurs, ça reste une bonne nouvelle.

Ayant horreur des photos d’égoïste (selfies en français d’aujourd’hui), je ne me suis pas photographié sautant par dessus la table (et l’écran de l’ordinateur sur lequel je vous écris), mais je vous laisse imaginer…

(Photo : Kacper Pempel)

PS : Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’État français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vies, nos territoires et nos droits. C’est l’Affaire du Siècle.

Vous savez comment c’est. Enfin, j’espère que vous n’avez pas oublié.

Dès le soir (ou le matin selon les familles) de Noël, on ne peut pas s’empêcher de jouer avec son nouveau jouet. Qui est là pour ça, remarquez. Et quel plaisir d’aller dénicher le cadeau avant l’heure pour anticiper sur le plaisir du jeu.

Même si je n’ai plus personne pour les cacher (mal), je n’ai quand même pas résisté à ouvrir le paquet, en trouvant cette semaine, via une première vidéo, toute une collection (plus de 100) de scopitones, pas morts !

J’ai pas tout regardé, mais j’étais sûr qu’il y en aurait bien un en rapport avec le sujet du jour. J’ai trouvé Carmen Maria Vega chantant Boris Vian.