Quelques secondes d’éternité

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“Le souvenir de ces moments est ce que je possède de plus précieux – peut-être à cause de leur rareté – un centième de seconde par-ci, un centième de seconde par-là mis bout à bout, cela ne fait jamais qu’une, deux, trois secondes chipées à l’éternité.”
Robert Doisneau

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Chiper des secondes à l’éternité… Un bien beau programme. Un projet à poursuivre. Un élément à ajouter à la liste des choses à ne pas oublier quand j’aurais le temps de faire.

Avant d’entamer l’écriture de cet article, sans doute le dernier de l’année avant Noël puis la pseudo pause de la rétrospective annuelle des plus belles images de ce blougui, des moments d’éternité les plus marquants, les instants fragiles ou futiles…, j’ai compté le nombre d’images dans la galerie des médias : plus de 28000 !

Peut-être ne sont elles pas tous passées dans ces pages. Il y a aussi 100 brouillons non édités m’a informé le moteur wordpress qui propulse toujours fièrement ce site (avec une irruption publicitaire dans les mails aux abonnés dont je voudrais m’occuper parce qu’elle me préoccupe).

Des milliers d’images et davantage de mots. Et beaucoup de non dits, de silences. Quelques retours. Quelques sourires.

Oui, il est peut être temps de penser à autre chose. Mais il est encore à peine tôt pour penser à quoi.

Je vous offre aujourd’hui, comme dernière image de l’année, une photo belle et symbolique. Signée du photographe espagnol Xaume Olleros, comme celle-ci, parue l’an passée.

On y voit un jeune migrant libérien, âgé de 26 ans. C’était en juin dernier, dans une rue d’Agadez, au Niger. Il “pose” tout en tenant ses mains devant lui. Comme s’il acceptait le regard du photographe tout en refusant son propre regard.

Je vous laisse le temps d’imaginer le reste. De vous imprégner, si possible, de la suite du périple de Hans Garneo (c’est son nom), sa destination, sa destinée. Je m’immisce juste dans ce moment de regard suspendu pour ajouter comme je trouve que cette image symbolise quelque chose pour moi. Aujourd’hui, à la veille de Noël, où je souhaite une fois encore “la paix sur la terre aux hommes de bonne volonté”. Et à la veille de me taire un moment. Quelques secondes pour renouer avec l’éternité peut être…

(Photo : Migrant Story par Xaume Olleros)

Même si je vous propose une mosaïque en fin de weekend, ce n’est pas vraiment une rubrique souvenirs souvenirs, vu que je ne connaissais aucune de ces quatre chansons avant ce soir.

Mais en cherchant des chansons avec “photo”, je me suis trouvé propulsé entre le Pakistan et l’Inde, où je n’ai pas su départager mes découvertes. Je vous laisse donc le choix. Y compris celui de zapper entre Neha Kakkar, Akram Rahi, Karan Sehmbi et une dernière chanson marwadi dont je n’ai réussi à identifier les interprètes, mais qui a peut-être ma préférence…