Regards sur 2018 : Avril

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“Là où il y a une volonté, il y a un chemin.”
Lénine

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Mes regards sur les publications du mois d’avril sur abcdetc m’ont emmené bien plus loin qu’en 2018. Avec les statues de Lénine, nettoyées comme à Krasnoyarsk à la veille de son anniversaire, ou déboulonnées ailleurs comme je l’évoquais en annonçant l’érection d’une statue de Karl Marx dans sa ville natale de Trèves à l’occasion de son bicentenaire. Ou avec cette photo, adressée par une lectrice depuis le Kerala.

Et toujours cette nostalgie d’une alternative au capitalisme qu’aurait pu (que pourrait?) être le communisme.

Mais ce sont deux images de films que j’ai conservées pour illustrer cette rétrospective volontairement optimistes.

Deux images de femmes en larmes. Avec une mise en abîme cinématographique, puisque Anna Karina, alias Nana, pleure dans Vivre sa vie de Jean-Luc Godard (paru en 1962, soit l’année de ma naissance) en voyant sur l’écran Renée Falconetti, dans La passion de Jeanne d’Arc de Carl Theodor Dreyer (sorti en 1928, soit l’année de la naissance de mon père, qui a donc atteint ses 90 ans en ce mois d’avril).

Des larmes pour illustrer l’optimisme ?

Oui, bien sûr. Et comme disait (à peu près) je ne sais plus quelle actrice incarnant je ne sais plus quel personnage dans je ne sais plus quel film (je sais, ça fait beaucoup de trous de mémoire et d’approximations…) : Si je dois vous expliquer, c’est que vous ne pourrez pas comprendre.

(Photos : Raoul Coutard, Rudolph Maté, DR)

Pour rester dans l’ambiance, j’ai failli proposer dans la partie musicale de cette rétrospective la reprise de Dreams, des Cranberries, par la belle Faye Wong, dans Chungking Express de Wong Kar-wai (1994), l’un des autres films de mon top 10 élastique, que j’ai eu la chance de revoir sur grand écran au tout début de ce mois d’avril, décidément riche en émotions cinématographiques.

Mais Dom La Nena étant passée deux fois dans cette rubrique au mois d’avril (le 26 puis le 30), c’est à elle que revient l’honneur d’illustrer cet article. Avec une autre chanson, qui elle aussi mérite des larmes.