Regards sur 2018 : Mai

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Entre la mondialisation et le nationalisme, il nous reste toujours l’alternative de l’internationale…

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Je ne mets pas de guillemets, parce que la phrase est de moi. Et peut être d’autres citoyens du monde. Vous pouvez penser que je suis resté un utopiste, mais je vous répondrais, en citant cette fois Lennon, que je ne suis pas le seul.

Selon Time Magazine, les personnalités de l’année sont “The Guardians and the War on Truth”, soit les journalistes qui ont donné leur vie ou leur liberté pour la vérité : Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné le 2 octobre 2018 au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, ainsi que la journaliste philippine Maria Ressa, les deux reporters birmans de l’agence Reuters Wa Lone et Kyaw Soe Oo, actuellement en prison, et la rédaction du journal local étasunien Capital Gazette, dont cinq membres ont péri lors d’une attaque perpétrée le 28 juin à Annapolis, (Maryland).

Si je suis d’accord avec ce choix, le choix d’abcdetc s’est porté sur les migrants, les réfugiés, les exilés… Tous les humains en transhumance forcée.

Plus de 250 millions de personnes si l’on ne considère que les migrations internationales. Plus d’1 milliard si l’on compte les exilés en leur propre pays.

Trop quoi qu’il en soit. Tellement trop.

Alors pour cette rétrospective de mai, j’ai retenu trois images d’enfants parues au cours de ce mois. Le 2 mai, en provenance de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, qu’une caravane de migrants espérait – déjà – franchir pour un avenir meilleur. Le 16, avec un regard sur le monde et la vie, depuis L’Aquarius qui naviguait encore pour venir au secours des naufragés de la Méditerranée, dont 2242 sont encore morts engloutis cette année. Le 29 enfin, avec la naissance du petit Miracle, toujours à bord de L’Aquarius .

Sans oublier d’autres réfugiés. Les Palestiniens, qui détiennent toujours le triste record du nombre de réfugiés rapporté à la population, avec plus de 5 millions de personnes (ils n’étaient “que” 750.000 en 1948) dont 1.3 million dans la seule bande de Gaza, Ou quelques centaines sont encore morts cette année en protestant pacifiquement à la frontière avec Israël, comme les 14 et 15 mai, alors qu’Israël fêtait le retour de l’ambassade étasunienne à Jérusalem. Où les coureurs du Tour d’Italie (?) ont pris, en ce même mois de mai, un départ fort peu diplomatique.

Il reste des utopies à poursuivre pour l’année à venir. Et je conclurai avec cette citation de Théodore Monod :

“L’utopie est simplement ce qui n’a pas encore été essayé.”

(Photos : Sandy Huffaker, Louisa Gouliamaki,
Guglielmo Mangiapane / SOS MEDITERRANEE)

Je n’ai pas voulu choisir entre deux musiques très différentes passées par ici en mai 2018 pour satisfaire un large public…

Kolinga, un beau “duo afro-folk” né des rencontres entre Rébecca M’Boungou et Arnaud Estor ainsi qu’entre les “racines africaines et la modernité”.

Hailey Tuck qui a sorti cette année son premier album, Junk, dont on espère pour elle comme pour nous que ce ne sera pas le dernier.