Triste moisiversaire

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“La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.”
“Les fonctionnaires sont les meilleurs maris : quand ils rentrent le soir à la maison, ils ne sont pas fatigués et ont déjà lu le journal. ”
Georges Clemenceau

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Ce n’est pas que je sois particulièrement admiratif de Clemenceau, qui a quand même promulgué la loi des huit heures quand il était Président du Conseil, il y a juste 100 ans. Mais en cherchant une citation sur les fonctionnaires, j’ai trouvé ces deux-ci sous sa plume, qui témoignent d’une aversion et d’un mépris pour les fonctionnaires bien ancrées dans les esprits des politiques.

Ça promet…

Pour tordre le cou aux idées reçues, des milliers de mes collègues étasuniens (oui, je le répète, je suis payé comme fonctionnaire..) manifestent en ce moment pour avoir le droit de travailler.

800.000 fonctionnaires fédéraux sont en effet au chômage technique (ou obligés de travailler sans être payés quand leur emploi est jugé “essentiel”) depuis un mois et le début du “shutdown” le plus long de l’histoire du pays.

Tout ça à cause du caprice de Donald Trump, milliardaire au petit pied qui demande 5,7 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière du Mexique.

Une obsession qui commence à coûter cher à tous mes confrères d’outre-Atlantique qui, sans salaire, doivent continuer à payer leurs factures, rembourser leurs prêts, se nourrir. Vivre.

Des initiatives solidaires se multiplient pour leur venir en aide, comme ces commerces ou restaurants qui leur offrent à manger à tout petit pris. Et les banques alimentaires commencent aussi à voir arriver ces nouveaux “clients”.

Mais les bénéficiaires habituels de l’aide alimentaire vont peut être aussi faire les frais du blocage. 39 millions de bénéficiaires de “food stamps”, un programme d’assistance financé par Washington pour aider les plus démunis à se nourrir, ont bien reçu leur obole en janvier mais risquent de ne rien avoir le mois prochain si le shutdown se poursuit. Il pourrait en être de même pour l’aide au logement. Et la liste des dommages collatéraux est longue.

Pourtant, les pancartes brandies dans les rues du pays par les fonctionnaires ou les usagers ne semblent pas ébranler l’obstination présidentielle. Peut-être qu’il ne lit que les tweets ?

Cet arrêt forcé des services publics permettra-t-il au moins de faire comprendre aux Étasuniens l’importance et la nécessité de services publics ?

Je ne sais pas si, comme d’autres “modes” ce blocage traversera un jour l’Atlantique, avec 10 ans de retard ou moins, mais en tant que fonctionnaire comme d’usager, je ne le souhaite pas. Je crains quand même que l’obsession de la “baisse des dépenses publiques”, aussi solide qu’un mur et aussi imbécile que la “menace migratoire”, ne se fasse bientôt sur le dos de ceux qui travaillent (oui, j’en connais qui ne foutent rien, mais pas beaucoup plus que dans le privé que j’ai jadis fréquenté…) pour le bien commun.

(Photos : Andrew Harnik, Wang Ping, Bastiaan Slabbers, Kevin Dietsch,
Lucy Perkins, Marisol Diaz-Gordon, Natalie Behring,
Rich Pedroncelli, Steven Senne, DR)

Marcel Azzola est mort hier en même temps que le comte de Paris (ça existe encore les nobles, ah bon ?), Henri d’Orléans, prétendant au trône de France.

Comme le second n’a pas créé grand chose et que le premier n’était pas prétentieux pour sa part… J’ai trouvé deux vidéos qui vous feront remonter à vous aussi j’espère de bons souvenirs.

Avec toutes mes amitiés aux lecteurs vésuliens.