À petits pas

Slide 1

“Seul on va vite, ensemble on va loin.”
Proverbe africain

“À Petit Pas on va plus loin…”
Devise de la compagnie (brestoise) À Petits Pas

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Si je précise “brestoise”, c’est parce que j’ai dans mes relations (pourtant pas si nombreuses) deux compagnies homonymes : l’une à Villeurbanne, où je vis, dont la fondatrice danseuse m’a présenté ses vœux annuels de vives voix et bises, avec toujours son vif regard ; l’autre à Brest donc, dont la présidente comédienne m’a adressé cette semaine une infolettre de vœux, déjà évoquée ici jeudi, à laquelle je n’ai toujours pas répondu.

Je vais finir par envoyer mes vœux à Brest, et je les renouvelle une fois encore pour vous ici. En attendant et à propos de renouvellement et de répétition, j’ai été assez touché par cette lettre et son appel au temps retrouvé, pour chercher une image qui illustre cette lente chute des feuilles à laquelle nous ne prêtons plus attention, tellement absorbés de détails, même pas assez futiles pour avoir une réelle importance.

J’aurais aimé trouver une série de photographies en laps de temps (pourquoi ne prenons-nous même plus le temps de traduire les anglicismes qui nous envahissent ?) sur lesquelles le chemin de la feuille, de sa branche au sol, aurait été immortalisé.

J’ai mal cherché ou pas. Je n’ai pas trouvé. Je garde l’idée pour réaliser cette captation plus tard, peut être. Et, plutôt qu’une feuille morte, j’ai gardé l’image de cet oiseau vivant, au fier petit pas, photographié cette semaine dans un parc irlandais.

Coïncidence… Ce week-end le Muséum national d’Histoire naturelle et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) nous invitent, pour la 7e année consécutive, “à compter les oiseaux pendant une heure”.

Même si elle part du triste constat d’une baisse régulière des populations d’oiseaux dans nos jardins et autres “espaces naturels” de nos villes trop pressées, l’idée est aussi belle que celle de regarder tomber la feuille.

Je crois que, une fois terminé ce billet de weekend, pour lequel j’ai pris mon temps, je prendrai celui d’aller au grand parc limitrophe avec la grande ville à côté de chez moi, pour m’asseoir sur un banc, une heure avec moi… et les oiseaux.

(Photo : Clodagh Kilcoyne)

Toujours en pensant aux feuilles qui retardent de plus en plus leur chute à mesure que se réchauffe notre climat, puis tombent trop lentement pour qu’on ait le temps de les contempler, j’ai cherché une ancienne chanson qui ne soit pas les fameuses feuilles mortes, dont une mosaïque a été déjà mise en ligne ici il y a déjà 8 ans.

Voici donc quelques versions de Maple Leaf Rag, l’un des plus célèbres ragtime du géant du genre, Scott Joplin, qui avait demandé, paraît-il, que ce morceau soit joué à ses funérailles. Ce que sa femme a refusé, jugeant le tempo inapproprié pour les circonstances.

Par :

  1. Michel Legrand, pour participer à l’hommage national et faire un clin d’œil à quelque lectrice.
  2. Jo Ann Castle
  3. The Seeekers
  4. Catrin Finch, quittant pour une fois sa harpe de prédilection
  5. Une version électronique par (je crois) David Losers
  6. Une version rap, exercice auquel peu de chanteurs se sont frottés, mais qu’a tenté Laurier Lachance, avec une certaine réussite