Survivre

Slide 1

“Vivre est comme aimer : toute raison est contre, et tout instinct robuste est pour.”
Samuel Butler (1835-1902)

*

Avant de poursuivre, je dois un démenti aux lecteurs (et trices) les plus proches, qui ont compris d’après le billet d’hier que ma longue pause débutait en ce début de mois. Ce ne sera que le 18 février, au lendemain de mon anniversaire, que j’entamerai ces 8,5 mois de respiration personnelle, de cheminement de ci de là et, je l’espère, d’écriture au (plus) long cours.

Une quinzaine de jours encore donc et une poignée d’articles. Avec beaucoup d’énergie mobilisé par le travail qui me paye et me pèse de plus en plus à mesure qu’approche l’échéance. Normal.

Mais, comme dit la phrase toute faite, que je ne supporte pas comme beaucoup d’autres de ses “semblables” : ça pourrait être pire.

Je n’ai pas trouvé d’image joyeuse, même si celle du jour est colorée.

Mais la femme de la tribu indigène des Pataxó hã hã hãe, assise sur ce tronc au bord de la rivière Paraopeba, est en pleurs en voyant la boue qui recouvre la surface. Une boue qui ne cesse de polluer la région de Brumadinho.

Je sais, j’ai déjà évoqué cette actualité il y a trois jours.

Les plumes de l’oiseau ont juste été remplacées par celles de la femme en pleurs.

Et je sais que c’est naïf de juste leur souhaiter, à l’une à l’autre, à tous les autres, de survivre. Malgré tout.

Avec l’aide de ceux qui se battent tellement plus que moi. Comme Survival International, “le mouvement mondial pour les peuples autochtones”…

… qui de fil en aiguille et de la femme au bord de la rivière au bord de la crise de nerfs dont je suis encore loin, m’a inspiré le titre du jour.

(Photo : Mauro Pimentel)

Après le silence d’hier, j’ai hésité à vous en proposer un autre : Blue Silence, de Tristan Driessens et Robbe Kieckens paru l’an passé (et que vous pouvez retrouver ici). Mais j’ai préféré une vidéo imagée, aussi j’ai choisi un autre morceau de ce duo qui arpente routes et musiques depuis plus de 10 ans.