Mot d’excuse

Slide 1

“- M’sieur, c’était ma mère m’sieur.
– Et ta mère, ta mère, qu’est ce qu’elle a encore ?
– Elle est morte !”
Les Quatre Cents Coups, François Truffaut – 1959. Avec Jean-Pierre Léaud.

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C’est en cherchant une phrase d’exergue pour accompagner ce mot d’excuse que j’ai repensé à Antoine Doisnel dont les mots, 60 ans plus tard, demeurent parmi mes répliques cinématographiques cultes.

Bref.

Une journée fiévreuse au sens propre (si on peut dire, qui va se terminer au chaud sous la couette avec un bon grog maison. Mais comme ma conscience de blouguiste est supérieure à ma conscience professionnelle, je ne voulais pas laisser le silence s’installer.

Surtout que je n’ai toujours pas décidé du devenir de ce blougui pendant ma pause de près de 9 mois (une gestation) qui commence dimanche prochain. Une pause offerte par ma mère, morte pour de vrai, et qui m’a légué de quoi ne pas travailler pendant un petit moment.

Après avoir encore évoqué ma mère, je vais encore évoquer la religion, avec la photographie que j’ai dénichée, en provenance du Népal, où l’on fête ces jours-ci le Shree Panchami, qui marque l’anniversaire de Saraswati, déesse de la connaissance, de l’éloquence, de la sagesse et des arts, célébrée notamment par les élèves et étudiants qui espèrent qu’elle leur attirera des succès scolaires.

Je ne crois pas plus dans les divinités hindous qu’en leurs homologues de toutes religions, mais au moment où, chez nous, notre ministre de l’Éducation promet de construire une école de la confiance, en martelant ce mot comme le serpent de Mowgli (80 fois dans son livre éponyme), je me demande si faire confiance aux pujas n’est finalement pas plus inoffensif que de se fier à des politiques qui se prétendent techniciens et qui parlent de construire tout en entamant des travaux de destruction.

Mais j’ai confiance dans le pouvoir du grog.

(Photo : Navesh Chitrakar)

Des enfants des écoles aux enfants des ghettos. Sans transition, avec Dub Inc. Des voisins…