Le mur du çon

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“Les murs fonctionnent, les murs sauvent des vies.”

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Même si ma vie n’est pas menacée et que le pronostic vital n’est pas engagé, j’ai eu la tentation de bâcler un nouvel article, après celui d’hier, avant d’aller retrouver ma couette, après avoir changé le drap housse que j’ai déchiré dans mon sommeil un peu agité et m’être préparé encore un bon grog et… C’est fou ce qu’on a de choses à faire, qu’on ne prend pas toujours le temps de faire.

Bref.

J’avais trouvé la photographie de Donald Trump en première place dans la galerie quotidienne de mes confrères de chez Reuters, après avoir entendu la citation du même dans le journal matinal de mes confrères de France-Culture). Et grâce au bon travail de toute cette confraternité, il me restait juste à faire un jeu de mot avec le titre du jour, en appelant à l’enfermement de Donald Trump. Tiens, au fait, Guantánamo n’a pas été fermé par son prédécesseur, ni par lui…

Et puis, en regardant ici et là si je trouvais autre chose, j’ai rencontré quelques-uns des milliers de supporters du maçon obsessionnel, que j’ai ajoutés à cet article en pensant à un supplément au calembour : çon, maçon… non, pas Besançon !

“Des milliers de supporters…” comme les dénombrait ce matin mon confrère de France-Culture. Pas très fraternel justement, puisque j’ai failli en rater quelques autres.

C’est en vérifiant la citation trumpienne, que j’ai trouvé mention d’une autre manifestation qui s’est déroulée lundi soir dans la même ville d’El Paso. Idéale pour un duel. Mais mes confrères de France-Culture n’ont pas l’esprit aux jeux de mots cinématographiques, contrairement à mes confrères de Libération (et j’arrête, promis, avec la confraternité : de toutes façons, je n’ai personnellement que des sœurs pas toujours très sororales…)

Je vous ai donc déniché deux nouvelles images qui nous rassurent* sur l’état de santé mentale des Étasuniens qui n’ont pas tous succombé à la folie maçonnique (je ne sais pas si le terme est bien choisi mais c’est exprès…)

J’ai choisi la première en soutien à l’association  l’association Border Network for Human Rights, dont j’ai déjà eu l’occasion de saluer les actions à cette triste frontière. Et la seconde à cause de l’allusion à l’une de mes citations fétiches : “Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts”, d’Isaac Newton.

Par contre (et à propos de citation), j’attendrai davantage pour me prononcer sur la crédibilité de Beto O’Rourke, le second duelliste d’El Paso (et le énième candidat démocrate aux prochaines présidentielles étasuniennes), lequel en déclarant que “le marché qu’on nous propose, où l’on doit choisir entre sacrifier notre humanité pour gagner un peu plus de sécurité, n’existe pas : nous perdrions les deux” aurait pu rendre hommage à Benjamin Franklin.

(Photos : Leah Millis, Nicholas Kamm, Rudy Gutierrez, Rick Jervis)

*Par contre, je ne suis pas certain que l’omission de notre radio nationale soit vraiment rassurante pour la confiance qu’elle mérite. Mais j’ai déjà posé cette question naguère… Et je ne sais pas ce qu’il en est ce soir à El Paso, ni à El Pao, mais à Villeurbanne la fièvre risque de remonter si je digresse encore longtemps.

Pour la musique du jour, je suis allé au plus facile.

J’ai reçu ça ce matin. Et sans vérifier les sources, je suis allé jusqu’à cette vidéo de The Apartments : Looking for Another Town. Rien à voir avec El Paso, mais quelle belle transition, non ?