Lendemains qui (dé)chantent ?

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“I like oysters, lobsters too,
I like my tasty butter fish, foo
When I come home late at night
I get my favorite dish, fish…”
Hold Tight,
chanson des Andrew Sisters, reprise (entre autres) par Jacques Higelin et les Swing Dolls (reprises à leur tour dans cette animation mise en ligne hier par notre monteur vidéo…)

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Vous avez peut être remarqué l’absence d’article sur abcdetc hier (même si vous êtes bien peu d’abonnés et que la périodicité est devenue très irrégulière ces dernières semaines…) Mais, parce que malgré certaines apparences, ce blougui est un blog sérieux, je me suis volontairement abstenu de publication hier. À l’image de beaucoup de mes collègues qui ont renoncé à publier des articles de premier avril.

Pour ne pas semer le doute, expliquait de matin mes confrères du Monde. Parce que les algorithmes des moteurs de recherche et autres réseaux sont totalement dénués d’humour et qu’il finit par y avoir une certaine confusion dans l’esprit des lecteurs entre information et canulars. Surtout dans une période où la croissance des infox (fake news pour les non bilingues) a de quoi faire pâlir d’envie les économistes. Et où 6 internautes sur 10 partagent des informations sans même les lire !

À se demander pourquoi on (je) continue d’écrire…

Bref.

Nous voici donc le 2 avril. Jour du 45e anniversaire de la mort de Pompidou, dont tout le monde se contrefiche aujourd’hui (sauf un ou deux fayots) mais qui nous fit bien rire en nous faisant croire à l’époque à un énième canular.

Et fini de rigoler !

Notamment chez les Anglais, qui ne savent plus trop à quel genre de Brexit ils auront droit, ni aux effets qu’ils auront à subir, et qui donnent parfois la vague impression de servir d’épouvantail au reste des Européens qui seraient tenté de sortir de “l’Union”, comme les Grecs furent livrés en exemple à ceux qui trouvaient les politiques de rigueur un peu trop amères.

Mais n’allez surtout pas faire suivre cette impression : je n’ai aucune preuve !

Devant la catastrophe annoncée, de nombreux britanniques continuent à de mander un nouveau référendum pour pouvoir rester Européens. Et certains de ces militants ont affiché une bien belle brochette de leurs politiciens qu’ils renvoient dos-à-dos dans leur impuissance et leur incapacité.

Et, voyant cette série d’affiches dénonciatrices, j’ai eu l’impression (encore mais plus étayée malheureusement) que le rejet des “élites” politiques ne se limitait pas à la Grande-Bretagne.

La faute à une impression (oui encore !) de clonage ?

Mais cette fatigante ressemblance des politiciens ne date pas d’hier, ai-je repensé en voyant des satires d’affiches électorales en même temps que je n’avais pas complètement oublié Pompidou.

C’était 5 ans avant sa mort, en 1969 donc, lors du second tour de l’élection présidentielle (qu’il remporta), où le choix semblait plutôt restreint. Y compris, je m’en souviens, pour l’enfant de 7 ans que j’étais alors…

Aussi restreint, me direz-vous, qu’en 2017. Ou que cette année, lors de toutes prochaines élections européennes (sans les Anglais) où, selon notre président, nous n’avons “pas le choix” (son copain d’église – voir plus haut – nous offrait quand même une alternative quand il nous implorait de faire “le bon choix”)

Mais en 1969, Jacques Duclos, le candidat du Parti communiste réunissait encore 21.27% des suffrages. Et il aurait été qualifié pour le second tour (où il appela à l’abstention pour “agir contre la réaction”) sans la présence de deux “socialistes” (Gaston Defferre et Michel Rocard),

Une situation qui vous rappelle (encore) la présidentielle de 2017 ?  Mouais. Sauf que le PC a été laminé au profit du FN, par ceux-là mêmes (ou leurs prédécesseur) qui hurlent aujourd’hui au loup.

Allez. Sourions quand même. Ça pourrait être pire, comme disent les âmes bien pensantes. Pour nous comme pour les Anglais qui, grâce à une exposition des Archives nationales, peuvent découvrir les impacts d’une bombe H qui aurait été larguée sur Londres pendant la guerre froide.

(Photos : Hannah McKay, Steve Parsons, DR)

Je n’en finis pas de me débattre avec mes souvenirs.

Ainsi, le titre du jour m’est-il venu naturellement, juste avant que ne me revienne le titre d’un film que je n’ai jamais revu avec ses sous-titres dont nous avait privé un de mes professeurs d’Université.

Bref.

Grâce au web et à ses traducteurs automatiques, j’ai pu à la fois retrouver cette chanson extraite de i Giorni Cantati et en comprendre le sens, à la fois nostalgique et rempli d’espoir. Comme un bon verre de vin que je vais aller déguster à votre santé.