Je vous dis bonne chance !

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“Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel :
Un temps pour engendrer, et un temps pour mourir ;
un temps pour planter, et un temps pour arracher.
Un temps pour tuer, et un temps pour soigner ;
un temps pour détruire, et un temps pour construire.
Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ;
un temps pour gémir, et un temps pour danser.
Un temps pour lancer des pierres, et un temps pour les ramasser ;
un temps pour s’embrasser, et un temps pour s’abstenir.
Un temps pour chercher, et un temps pour perdre ;
un temps pour garder, et un temps pour jeter.
Un temps pour déchirer, et un temps pour recoudre ;
un temps pour se taire, et un temps pour parler.
Un temps pour aimer, et un temps pour haïr ;
un temps pour faire la guerre, et un temps pour faire la paix.”
L’Ecclésiaste, cité par Amos Gitaï dans plusieurs de ses films

*

En Israël, c’est aujourd’hui jour d’élection. “Électrique”, nous dit Le Monde. Mais sans véritable espoir pour les Palestiniens et donc pour la paix, nous rappelle Le Soir. Car, que Benyamin Nétanyahou l’emporte une nouvelle fois, échappant à la justice et battant le record de David Ben Gourion, ou qu’il soit battu par son adversaire Benny Gantz, l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, la politique d’occupation, de répression et d’apartheid se poursuivra.

Le temps pour faire la paix risque d’être ajourné. Une fois encore. Et la folie meurtrière sera encore une fois la grande gagnante.

C’est de Prague et non de Tel-Aviv, Jérusalem ou Hébron que viennent les images du jour. Ces funambules ont parcouru leur fil entre le ministère de la Santé et celui du travail, pour marquer l’adoption d’un plan en faveur de la santé mentale.

Association d’idées (de fil en aiguille) autour de la folie mais aussi en repensant à la traversée de Philippe Petit de Jérusalem ouest à Jérusalem ouest, en symbole de paix et d’unité.

En cherchant quelques images de cet événement, j’ai trouvé cette chanson de Mike Laureanno intitulée Tightrope et inspirée par les exploits de Philippe Petit : sa traversée la plus élevée, entre les deux tours du World Trade Center aujourd’hui disparu (en 1974) et celle-ci, sa traversée la plus longue, dans la vallée Ben Hinnom, le 26 mai 1987, sous les bravos d’une foule à l’unisson. Ça paraît si loin. Bien plus loin que la distance entre les deux moitiés de cette ville unique. Bien moins loin que ne semble l’être la paix.

En suivant le même fil, j’ai aussi trouvée cette chanson que je ne connaissais pas. Elle date de 1967, époque de la Guerre des 6 jours… Nino Ferrer disait alors Bonne Chance aux Israéliens !

Aujourd’hui ce sont eux qui arrachent les oliviers.

Mais il reste en Israël des hommes et des femmes qui aspirent à la paix, sans haine ni violence. Comme Amos Gitaï évoqué ci-dessus. Comme tant d’autres.

C’est à eux que je souhaite Bonne Chance. Et à leurs voisins palestiniens. Et à tous les artisans d’une paix dont le temps viendra.

De fil en aiguille, pour recoudre les déchirures.

(Photos : David W. Cerny)