Résolument

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On m’a donné, il y a quelques jours (heures ?) à peine, une belle définition de la différence entre optimiste pessimiste. Et je ne suis pas parvenu à la mémoriser.

En homme moderne (mais différemment de mon père qui y fait encore parfois ses emplettes … avec l’aide de ses filles), j’ai tenté de m’aider d’Internet pour retrouver la phrase originale.

Et j’ai trouvé tout ça :

  • « Je suis pessimiste par l’intelligence mais optimiste par la volonté. » Antonio Gramsci
  • « L’optimiste est un imbécile heureux, le pessimiste, un imbécile malheureux. » Georges Bernanos
  • « Concilier une pensée pessimiste et une action optimiste. C’est là le travail des philosophes. »  Albert Camus
  • « Un pessimiste voit les difficultés dans chaque opportunité ; un optimiste voit les opportunités dans chaque difficulté. » Winston Churchill.
  • « Le pessimiste est celui qui, entre deux maux, choisit les deux. » Oscar Wilde
  • « L’optimisme proclame que nous vivons dans le meilleur des mondes. Le pessimiste craint que cela soit vrai. » James Branch Cabell
  • « Je préférerais être optimiste et idiot que pessimiste et juste. » Albert Einstein

Entre plein d’autres, dont une flopée de pensées tellement positives qu’elles ont failli me faire regagner dare-dare le cocon confortable de mon pessimisme de fond, où je prétends régulièrement que cela me permet au moins d’avoir parfois de bonnes surprises.

Mais je n’ai pas retrouvé la bonne définition.

Bref.

Je ne suis pas résolument optimiste mais j’ai pris la résolution de m’améliorer.

Vous savez comme moi que les bonnes résolutions de début d’année ne survivent pas toujours jusqu’à la fin janvier. C’est pourquoi j’ai pris la précaution de naître en février pour me donner une chance de les reformuler si besoin. Mais que sait-on des résolutions d’automne, même prises à quelques jours de Roch Hachana ?

Qui vivra verra, comme dit le proverbe. Dont je ne parviens pas à déterminer s’il est optimiste ou pessimiste. Alors je vis et, même si le monde et les gens qui m’entourent au quotidien ne m’y aident pas toujours, j’essaye le pas de côté qui me permet de changer de regard sur le monde. Sans strabisme si possible.

Ainsi ce matin, je me suis offert quelques pas de sourire avec la gamine que j’avais applaudi hier alors qu’elle dansait devant son école et qui m’a barré le chemin pour que je l’accompagne dans sa danse. Et je me suis fait nouvelle copine de cour de récré en allant au travail qui me paye.

Et je me souviens, en même temps que de ce sourire, de Nougaro, espérant que les enfants croiraient à sa Plume d’ange et que le monde serait alors sauvé.

Je ne crois pas encore que le monde puisse être sauvé, mais je crois toujours au sourire des enfants.

Aussi, au moment où nos dirigeants européens ne parviennent pas à s’accorder sur un nouveau « pacte sur l’immigration et l’asile » qui respecte les humains et leurs droits fondamentaux, je suis allé chercher une image du côté du camp de Mória, sur l’île de Lesbos en Grèce, qui ne devait être qu’un camp de transit accueillant quelques centaines de personnes et où plus de 12.000 réfugiés s’entassaient lorsqu’il a été entièrement détruit par les flammes, le .

Et, parmi trop de photos de la catastrophe encore en cours, j’ai trouvé le sourire de cet enfant derrière les barbelés.

Cet enfant qui montre je ne sais quoi du doigt. Un je ne sais quoi que j’ai eu envie de nommer espoir.

Même si c’est encore tellement plus difficile que de retrouver cette définition d’une simplicité déconcertante.

Photo : Manolis Lagoutaris

Enlighten the Night (Éclairer la nuit). C’est le bien titre du dernier disque de la chanteuses iranienne Mahsa Vahdat, que vous pouvez écouter intégralement par ici.

Mais, en cherchant ces vidéos, je suis remonté plusieurs années en arrière, en 2009, quand elle enregistrait en duo avec Mighty Sam McClain.

Le bluesman est mort depuis, en 2015.

L’optimiste frémissant en moi s’est dit que nous avons la chance de pouvoir encore l’écouter.