Traverser

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Quand je serai grand, je ne serai finalement pas funambule. Ou alors dans une autre vie.

Mais je continue de guetter ici ou là les aventures de ces marcheurs d’improbable, de ces dompteurs d’équilibre, de ces poètes de traversées silencieuses et concentrées. Avec toujours autant d’admiration mais plus d’envie inutile.

La première photo du jour a été prise avant le départ et sur la seconde on ne distingue pas vraiment bien le personnage. Il faut donc regarder la vidéo ci-dessous pour apprécier la performance de Théo Sanson. Le funambule français a en effet effectué une traversée entre deux voiliers de légende : le Pen Duick VI (d’Éric Tabarly, barré maintenant par sa fille Marie) et Le Cigare Rouge rendu célèbre par Jean-Luc Van Den Heede dit « VDH » (sources Ouest France où l’on s’y connaît mieux que moi).

Cette démonstration a été réalisée dans le cadre d’une opération initiée par The Elemen’Terre Project (qui aurait aussi bien pu s’appeler Le Projet Elemen’Terre, mais je ne vais pas chipoter) et intitulée “Un monde en commun”.

« “Un monde en commun” rappelle la nécessité de créer du lien, construire des ponts et des passerelles afin de trouver un cap commun pour la protection des océans et lutter contre le réchauffement climatique », expliquent Théo Sanson, ainsi que les deux skippeuses Marie Tabarly et Catherine Chabaud.

Construire des pont plutôt que des murs. Je ne vais pas vous énumérer le nombre de fois où abcdetc a relayé ce conseil d’Isaac Newton. Conseil en forme de regret. Mais je ne vais pas chipoter non plus et laisser se ranimer le doute sur les talents de constructeurs de notre humanité.

Et puis j’aime tellement les funambules. Et leur manière utopique de défier le vide…

(Photos et vidéo : Yohann Grignou et The Elemen’Terre Project)

Savoir sans savoir.

C’est un peu l’état de notre civilisation, confrontée à de plus en plus de signes de l’érosion de notre environnement, de la dégradation de notre climat, de la mauvaise santé de notre terre. Et d’ailleurs pourquoi ce possessif ?

To Know without Knowing, c’est aussi le titre de ce morceau (et du disque où il figure) composé par Mulatu Astatke, vibraphoniste et « père de l’éthio-jazz », rejoint par les huit musiciens australiens du Black Jesus Experience.

Un pont musical entre deux continents.