Tisser en silence

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Slide 1

“S’il y avait une seule vérité, on ne pourrait pas faire cent toiles sur le même thème.”
Pablo Picasso

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Puisqu’une araignée a pris le temps de tisser sa toile. Et que la rosée a pris le temps de s’y déposer. Et qu’un photographe a pris le temps de photographier.

Alors, je me suis offert un temps de pause, de pensées, de passage. Avec cette toile déposée sur la toile.

Une toile comme 100 autres ou 1 milliard ou plus. Sur cette toile unique du web où s’accrochent plus de 1,8 milliard de sites. Dont celui-ci.

Où se déposent quelques pensées, sur le monde qui m’entoure et m’englobe, sur les gens qui le peuplent, sur les plus de 400.000 vies (estimation personnelle) qui s’y écoulent chaque jour… et l’infini de toutes nos vies, nos actions, nos pensées entrecroisées.

Je ne prétends pas détenir la vérité et je poursuis ma quête. Mais, comme les gouttes de rosée du matin à mesure que monte le jour, quelques doutes s’évaporent à mesure que la vie se déroule. Petit à petit. Lentement, comme se tisse une toile.

Ou comme s’atteint l’inaccessible étoile.

(Photo : Karl-Josef Hildenbrand)

PS : Et comme l’actualité me rattrape parfois en (un) clin d’œil, j’ai découvert cette image au moment du “bouclage” de cet article.

Une photo prise hier aussi, durant une manifestation de taxis protestant contre la concurrence déloyale des applis comme Uber, Cabify ou Didi.

Plus le temps passe, plus je me sens réactionnaire. Et ce n’est pas qu’une question d’âge. Je pense que le monde a besoin de réagir… Mais ce n’est que ma timide vérité.

abcdetc ne se tisse pas vraiment en silence, puisqu’il y a toujours la musique.

Et, si la chanson du jour n’est pas vraiment un souvenir, puisque je l’ai découverte aujourd’hui, elle a déjà traversé plusieurs décennies.

Et ses paroles restent toujours d’actualité :

What the world needs now is love, sweet love
It’s the only thing that there’s just too little of
What the world needs now is love, sweet love
No not just for some, but for everyone

  1. La première version que j’ai donc découverte ce matin, en pleine sérendipité, interprétée par Cat Power en 2014.

La version originale par Burt Bacharach en 1964

  1. Le même Burt Bacharach, quelques années plus tard (en 2014 de nouveau) à la Maison Blanche
  2. Et une reprise de cette année, par des musiciens “réunis” à distance pendant le confinement