Peut mieux faire

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“Mieux vaut connaître le pire, quel qu’il soit, que de demeurer dans une affreuse incertitude.”
Oscar Wilde

“Ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude.”
Friedrich Nietzsche

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Pour éviter de reprendre cette odieuse sentence selon laquelle “le pire n’est jamais sûr” (16800 occurrences sur Google), ou sa jumelle en résignation qui nous assène que “ça pourrait être pire” (82500 résultats chez le même…), je vous propose aujourd’hui en exergue deux citations complémentaires. Pour le même prix (mais comme abcdetc est réellement gratuit) et sans être certain d’adhérer pleinement à ce que disent ces deux auteurs.

Certitude, incertitude…

Aucune rapport avec l’actualité électorale étasunienne, que je n’avais pas plus envie de commenter aujourd’hui qu’hier, en me demandant au passage pourquoi ce sont aujourd’hui les plus pauvres qui votent le plus à droite alors que la gauche n’existe tellement plus que le monde en est encore plus déséquilibré.

Alors j’ai regardé les images du monde en cherchant encore autre chose.

Et je me suis arrêté sur les parapluies.

Sans doute parce que, inconsciemment, j’ai envie de m’abriter, de me réfugier, de m’enfouir, de me terrer, de me taire… D’hiberner s’il existait encore des saisons.

Ou parce qu’au fond, j’aime les parapluies.

Et ces images de parapluies m’ont rappelé que les saisons existent encore. Du moins la saisons cyclonique, qui devrait se terminer à la fin de ce mois et qui, cette année, a battu le record du nombre de tempêtes qui ont agité l’Atlantique.

Je crois (je crains) n’avoir parlé d’aucune des 27 tempêtes qui ont précédé Eta. Dont j’ai trouvé ces images du passage au Honduras.

Et quelques nouvelles, qui parlent d’inondations, de destructions, d’évacuations, de désolation. Et de quatre morts anonymes  : “Deux mineurs au Nicaragua, une fillette de 5 ans et une adolescente de 13 ans au Honduras”.

Banal, tellement tristement banal.

Mais ça aurait pu être pire, bien sûr.

Car notre monde n’a pas (encore) atteint le point de non retour. Ce moment de basculement de notre planète (et de notre manière de l’habiter) vers l’irréparable, dont traitait un article que j’ai parcouru l’autre jour dans le bus, entre deux domiciles pas très fixes.

Une lecture qui, même en diagonale, m’a donné encore envie de refuge ou d’enfouissement. Mais, comme je suis encore moins autarcique que réellement autodidacte… je me contenterai de conclure ce 17e billet survolant le Honduras en relevant la coïncidence que c’est aussi mon 17e jour sans fumer.

Comme c’est dérisoire dans ce monde en cendres. Ou submergé.

(Photos : Yoseph Amaya)

J’ai supprimé funambulisme dans le texte du billet du jour. Parce qu’il ne servait à rien dans le contexte. Et que mon ordinateur (ou mon navigateur ?) le soulignait de rouge comme un mot qui n’existerait pas. Et pourtant

Et voilà que le navigateur (ou l’ordinateur ?) recommence avec intranquille. Et pourtant (bis et coïncidence).

Peu importe en fait que l’intranquillité soit validée. Ou pas.

J’aurais juste aimé y puiser autre chose que l’épuisement. Et en tisser une beauté qui surnage, comme une lumière dans un ciel d’orage (pour la rime ou pour la frime).

Tout ça pour dire que j’ai retrouvé avec plaisir, pas vraiment par hasard mais grâce au livre que je suis en train de lire (Apeirogon de Colum McCann), la talentueuse Sinead O’Connor, toujours… intranquille, mais toujours poignante.

Et qui nous ramène finalement, quelque peu, plus au nord du continent américain.