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« Et Dieu dit : “Que la lumière soit !” Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres… »
Genèse

*

N’étant pas Dieu (et Dieu m’en garde et m’en préserve), je ne sais pas toujours bien séparer la lumière d’avec les ténèbres, le lumineux d’avec le sombre, ma brillance (dont je doute volontiers) d’avec mes ombres (que je n’apprivoise pas toujours).

C’est une question d’équilibre (comme dans le funambulisme) ou de vagues (comme avec le Covid, mais j’ai commencé bien avant). Et je peux bien m’en excuser, auprès des lectrices et lecteurs fidèles de ce blougui comme dans ma vie d’ailleurs, je sais que je vacillerai et oscillerai encore.

Mais, comme je prends parfois conscience et que les mots d’excuses c’est un peu insuffisant si l’on n’y joins pas les actes, j’ai pensé ce matin à vous offrir un peu de lumières.

Au pluriel, quitte à (tant qu’à ?) faire, avec une vingtaine d’images glanées dans les photos d’actualités de la semaine écoulée.

  • Le jeudi 29 octobre, à Tel Aviv (Israël), où 25.000 bougies ont été allumées en mémoire de l’assassinat d’Yitzhak Rabin, il y a 25 ans (le 4 novembre 1995).
  • Le vendredi 30 octobre, à Salisbury (Angleterre), où la cathédrale était illuminée par l’installation de l’artiste Peter Walker, Light of Hope (Lumière d’espoir), ou à Vancouver (États-Unis), où l’on déplorait et pleurait la mort de Kevin Peterson Jr., un jeune homme noir de 21 ans, abattu par la police.
  • Le samedi 31 octobre, à Rangoon (Birmanie), où une fillette allumait des lumières pour la fête de Thadingyut, qui se déroule durant la pleine lune.
  • La pleine lune qui se levait derrière Manhattan à New-York (États-Unis), le dimanche 1er novembre jour de Toussaint, où des cierges illuminaient le cimetière Lychakiv, l’un des plus anciens cimetières d’Europe, à Lviv (Ukraine), où la 5e Conférence chinoise de science-fiction offrait ses jeux de lumière à la nuit de Pékin (Chine), et où une messe était prononcée en hommage aux trois victimes de l’attentat « terroriste » du jeudi précédent, devant la basilique Notre-Dame, à Nice (France).
  • Le lundi 2 novembre, dans le cimetière de Crkvicko à Zenica (Bosnie-Herzégovine) pour le jour des morts, devant le Temple d’Or à Amritsar (Inde) pour l’anniversaire du quatrième gourou Sikh, Ramdas Ji, à Londres (Angleterre) où s’allumaient les lumières de Noël dans Oxford Street, à Bangkok (Thaïlande) où manifestaient encore les militants anti-gouvernementaux et pro-démocratie, à Barcelone (Espagne) où l’on protestait contre le couvre-feu pendant que dans le même pays, à Saint-Sébastien, le soleil couchant se reflétait dans la mer, et qu’à Gaza (Palestine), le ciel était zébré d’éclairs moins menaçants que l’aviation israélienne.
  • Le mardi 3 novembre, à Cracovie (Pologne) où les manifestantes pro-avortement ne désarmaient pas, traçant avec leurs smartphones une large inscription WYBÓR (CHOIX), et à Dacca (Bangladesh) pendant la fête de Rakher Upobash.
  • Le mercredi 4 novembre à Binnish (Syrie), avec un ciel zébré d’éclairs, là aussi moins menaçants qu’une guerre qui n’en finit pas.
  • Le jeudi 5 novembre, à Vienne (Autriche) où l’on rendait hommage aux 4 morts et 23 blessés de l’attaque terroriste du lundi, à Sao Paulo (Brésil) où les feux de signalisation ont été transformés en vue du Jour de la Conscience noire qui se célèbre le 20 novembre, et à Brandenburg (Allemagne) juste après le coucher du soleil.

J’ai ajouté une photo du jour, un peu floue (vous excuserez aussi mon smartphone), que j’ai prise ce matin en venant au travail qui me paye (en alternance avec ce blougui que je vous offre volontiers…)

Voilà.

Je pourrais encore digresser sur toutes les tonalités et intensités de la lumière qui traverse dans ces photos come dans la vie ordinaire, sur les caprices de la lumière de cette saison d’automne, de ce mois de novembre le plus cafardeux de l’année, sur l’espoir de meilleurs jours à venir, sur Dieu qui se repose depuis si longtemps (le 7e jour dure…) et se repose sur nous.

Dont moi.

Qui ne suis pas le Bon Dieu (bis), mais qui suis beaucoup mieux : qui suis un homme. (comme le chantait -presque – Brel, ce qui nous fait aussi une citation finale).

(Photos : Corinna Kern, Finnbarr Webster, Paula Bronstein, Shwe Paw Mya Tin, Gary Hershorn, Mykola Tys, Chen Xiaogen, Arnold Jerocki, Dado Ruvic, Sameer Sehgal, John Phillips, Geem Drake, Nacho Doce, Javier Etxezarreta, DR, Omar Marques, K M Asad, Fadi Al-Shami, Thomas Kronsteiner, Alexandre Schneider, Patrick Pleul, JR Chauvin)

J’ai passé beaucoup (mais pas trop) de temps à chercher, décrire, trier, légender et sourcer les images du jour. Et comme j’ai (un peu, mais pas trop) de travail qui me paye (en présentiel) qui m’attend, je ne suis pas allé très loin pour chercher une musique lumineuse. Elle était dans un coin de ma mémoire qui avait juste oublié la musique qui accompagne cette scène mythique du plus beau film du monde, Harold et Maude.

I think I see the light. 

Je nous vous leur souhaite de la voir encore…

Et je vous en ajoute une version à peine plus longue. Et plus récente :