Un certain moment incertain

,

Slide 1

«  On mesure l’intelligence d’un individu à la quantité d’incertitudes qu’il est capable de supporter. »
Emmanuel Kant

*

Bien sûr Trump ne me manquera pas, n’allez pas me faire écrire ce que je ne pense pas. Je ne vais pas porter le deuil de cet individu, mais je ne me joindrai pas au chœur des ravis du bidenisme qui s’amorce, n’ayant que peu d’illusions concernant le président élu, le plus vieux de l’histoire des Etats-Unis – longtemps – après en avoir été le plus jeune des sénateurs.

Comme l’écrit L’Humanité, qu’on peut soupçonner de partialité (comme moi, qui personnellement évite de parler d’Amérique pour ce pays qui veut se faire aussi gros qu’un continent) : L’Amérique fête le départ de Trump plus que la victoire de Biden.

Et, comme je l’ai lu (ou pas) ici ou là en préparant cet article et même s’il a cité deux fois la Bible dans son discours de vainqueur, le “président de tous les Américains” n’est pas l’ange descendu sur Terre pour sauver le monde, ni le Messie […] arrivé à la Maison blanche, ni un saint [qui] marche sur l’eau (entre autres)…

Ce qui ne doit pas empêcher les caricaturistes de nous en parler dans les mois et années à venir.

Bref.

Je peux me tromper, mais vous excuserez le peu de photos du jour et mon manque d’enthousiasme pour ce changement qui me semble aussi prometteur que celui de “maintenant” en 2012, quand François Hollande nous débarrassa de Nicolas Sarkozy. Provisoirement. Avant de promouvoir son clone…

À part ça, et après ce retour iconographique dans l’hexagone, le Général de Gaulle  est mort il y a 50 ans aujourd’hui.

Quelques jours avant ses 80 ans que j’espère ne pas trop dépasser moi même…

Si le titre  de cet article est inspiré d’un spectacle du regretté Bernard Haller, j’ai trouvé la citation du jour en exergue du bouquin de Philippe Douste-Blazy, (Maladie française. Pandémie et pourtant tout avait été préparé !) que je suis allé lire malgré la promesse que je m’étais faite de ne plus parler du couple co-co (coronavirus et covid 19)…
Comme quoi, si je me vante de tenir mes promesses, je ne le fais pas toujours pour moi-même.

(Photos : Mark Makela, Patrick Aventurier)

Sinon, si ça intéresse encore quelqu’un encore (bis) “vraiment” de gauche qui fréquenterait ces pages, un président socialiste a été investi ce dimanche en Amérique… du Sud.

Je salue donc Luis Arce, le nouveau chef de l’Etat bolivien (élu dès le premier tour de la présidentielle le mois dernier), qui fait craindre à certains le retour dans l’ombre d’Evo Morales (comme serait tenté de le faire Barack Obama ?)

Lequel (Morales pas Obama)  s’est voulu rassurant en annonçant son intention de se consacrer à la pisciculture et à son restaurant, où il proposera un karaoké de chansons militantes, dont il a “écrit les paroles de l’une d’entre elles”.

Mais comme je n’ai pas pu retrouver cette chanson, que mon principal  fournisseur de musiques du monde ne me donnait guère de pistes boliviennes et que j’ai voulu éviter Luzmila Carpio, programmée déjà par trois fois sur abcdetc (et après avoir aussi décliné la candidature de Michelle Andrade – Мишель Андраде), j’ai fini par trouver cette chanson de Sibah.

Mais pas les paroles.

Alors j’ai juste traduit et compris le titre : Force de la lumière, ça me va