Le cul pas propre

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“Quand on n’a pas le cul propre, on ne grimpe pas aux arbres.”
Ma Grand-Mère, citation sans doute apocryphe

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Je me suis déjà expliqué ici (je pensais que c’était plus récent, mais bon…) sur ces propos grand-maternels (côté maternel) sans doute déformés.

Et je n’ai rien de plus à ajouter à mon vertige chronique qui ne permet pas de monter bien haut dans les arbres. Qui, de toute façon, invitent peu à l’escalade dans la ville où j’habite. Durablement provisoirement.

Et je ne dirai rien de l’état de mon postérieur, au “propre” comme au figuré. Sans m’étendre sur un sujet qui n’a guère d’intérêt, je ne suis pas bien sûr de me sentir assez …sûr de moi, ni assez expert, légitime ou quoi que ce soit pour exprimer une quelconque opinion aujourd’hui. Ni assez irréprochable pour reprocher quoi que ce soit à un quelconque quiconque. Etc.

Vous excuserez donc, je l’espère, mon laconisme de ce soir. Et le fait que je délègue mon silence à ces grimpeurs coïncidents croisés aujourd’hui dans la même galerie de photos d’actualité.

Grimpeurs allemands qui sont allés installer leurs hamacs dans une forêt près de Stadtallendorfb pour tenter de s’opposer à l’extension d’une autoroute, sans doute indispensable selon d’autres avis, qui ont l’appui de la force policière venue déloger les campeurs.

Grimpeurs kényans des alentours du lac Naivasha, qui atteint de tels niveaux jamais vus que des centaines de villageois ont dû fuir devant une montée des eaux qui se poursuit.

Et alors ?

Je ne peux rien affirmer sur le rapport entre l’extension des autoroutes, en Allemagne comme ailleurs, et la monté des eaux des lacs kényans. Mais, selon certains, la déforestation locale pourrait être une des causes des crues records.

Et sans arbre, on ne verra plus l’état des culs du monde. Excusez aussi la faiblesse de la chute. De l’arbre…

(Photos : Kai Pfaffenbach et Monicah Mwangi)

C’est juste par hasard, à cause de leur maison de disques (Stonetree Records) que j’ai retrouvé les  Béliziens de Garifuna Collective, déjà passés par ici (ou encore ou )

La chanson du jour s’intitule Ayó (Au revoir).

La même en vivant, moins claire, moins produite, plus brute et plus charnue.

Et au revoir, donc…

Jusqu’à demain.