Mono quoi ?

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“Les monomaniaques de tout poil, les gens qui sont possédés par une seule idée m’ont toujours spécialement intrigué, car plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l’infini.”
Stefan Zweig, Le Joueur d’échecs

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J’ai beau être fort peu social et bien mal réseauté, le bruit des réseaux sociaux arrive parfois jusqu’à moi, par d’autres voies pas vraiment impénétrables.

C’est ainsi que, grâce (entre autres…) aux nombreuses lettres d’informations auxquelles je suis abonné et que je lis parfois un peu plus qu’en diagonale, j’ai entendu parler des monolithes apparus récemment dans le monde, aux Etats-unis et en Roumanie, avant de disparaître tout aussi mystérieusement qu’ils avaient surgi. Et j’ai lu attentivement les “trois choses à savoir” à leur sujet, dont la dissipation du mystère autour de la disparition du premier des trois. Même si je ne suis pas sûr de tout retenir plus de quelques jours.

Mais, malgré des recherches plus poussées, je n’ai pas réussi à corriger l’erreur entretenue et propagée par toutes les informations qui ont circulé au sujet de ces fameux “monolithes”. À savoir que, si ces étranges formes étaient faites de métal, le terme monolithe, dérivé du grec et qui signifie “une seule pierre” ou “bloc de pierre” est donc inapproprié pour les désigner. Ce que relèvent certains des internautes qui ont pris le temps de commenter cette actualité distrayante, sans toutefois me proposer un terme plus correct.

Comme je n’ai pas que ça à faire et qu’une certaine fatigue (monobloc) me pèse, j’ai renoncé.

Mais je peux vous affirmer sans hésitation, que cette autre sculpture monumentale apparue hier sur le mont Grünten en Bavière, en remplacement de sa cousine elle aussi récemment disparue, n’est pas un monolithe. Elle n’est d’ailleurs fabriquée ni en pierre ni en métal, mais en bois.

Et, vu ce qu’elle représente, elle ne semble pas d’origine extra-terrestre…

Par contre, je n’ai pas bien compris pourquoi, quand j’ai recherché “phallus Allemagne” pour vous trouver la meilleur image, Google m’a proposé celle-ci :

(Photos : Terrance Siemon, DR, Nic Mattson, Davor Knappmayer, Alain Jocard)

Après ces allusions phalliques bien masculines, j’ai l’honneur de vous présenter le Star Feminine Band. Un groupe de jeunes Béninoises, de 8 à 15 ans, dont les chansons parlent de la condition comme des droits de la femme africaine, et notamment du mariage forcé, de l’excision, ou de leur rêve de liberté.

Cette chanson, Peba, chanté en waama (que Google ne sait pas traduire…) parle de la nécessité de “scolariser les filles pour devenir indépendante”. C’est le premier morceau de leur album paru tout récemment.