Les droits de la race humaine

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“And who divides the oceans
When a generation’s lost its place
And who sets the motion
Of the human race”
Elliott Murphy, Lost Generation

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Je parle toujours anglais aussi bien qu’une vache espagnole, comme disait cette expression qu’a ressortie je ne sais quel étage de ma mémoire. Je n’ai aucune vache espagnole dans mes relations pour me comparer, mais j’ai Google (comme presque tout le monde) qui m’aide dans les traductions. Comme pour cette chanson d’Elliott Murphy qui est venue se caler ailleurs dans ma mémoire – un peu en même temps que la vache – quand j’ai appris que le monde entier célébrait aujourd’hui le World Human Rights Day (Journée des droits de l’homme).

Je ne suis donc pas bien sûr, une fois encore, que la citation du jour corresponde vraiment avec ce qui va suivre. Ceci dit pour les lectrices (et teurs) qui s’égarent parfois dans le fil de mes pensées après s’être égaré(e)s sur ces pages. Mais quand même, ça parle de notre race humaine.

Cette espèce de race à laquelle j’appartiens et dont je ne sais pas toujours si je lui fais confiance pour se préserver collectivement des dangers qu’elle crée elle même et dont elle menace toujours les plus faibles, les plus fragiles, les plus démunis, les ceux qui ne sont rien…

Mais cette espèce qui résiste. Et qui espère, quand même.

Pour la version 2020 de cette journée particulière, l’ONU a proposé un thème en lien avec … l’épidémie de Covid-19. Bien sûr. En espérant, toujours, que “les droits de l’homme soient au cœur des efforts de relèvement”.

Alors, même si j’ai comme un doute (comme à propos des vaccins, oui) sur une réelle volonté commune de “reconstruire en mieux”, je me suis dit que je pouvais faire un effort pour tenter d’y croire. Et de m’y mettre, en essayant d’assimiler puis de traduire (en actes, merci Google, je vais le faire tout seul) les mots d’Eleanor Roosevelt que l’ONU a placés en exergue de sa page du jour et que j’aurais pu reprendre en citation de la mienne si Elliott Murphy n’avais pas pris la place :

“Après tout, où commencent les droits de l’homme universels ? Ils commencent près de chez soi, en des lieux si proches et si petits qu’on ne peut les voir sur aucune carte du monde.”

Je vais me pencher sur la carte du monde que j’habite et voir si je peux le (me) transformer. En mieux ?

Quant aux deux photos du jour, elles viennent de Thaïlande, où manifestent encore, en cette journée des droits de l’homme, les assoiffés de démocratie, qui demandent la suspension de l’article 112 qui instaure un crime de lèse majesté. Rien que ça. Et où manifestant brandit un étrange symbole oublié d’outils de reconstruction d’un monde en mieux.

(Photo : Lauren DeCicca)

Si la citation du jour est légèrement décalée, la musique est en harmonie avec cette journée.

En cherchant un petit peu, mais pas si longtemps que ça, je suis tombé sur cette chanson indienne dont le titre Main bhi to insaan hu se traduit par Je suis humain aussi.

Désolé de ne pas vous avoir trouvé les paroles complètes, mais la vidéo devrait vous aider à comprendre de quoi il s’agit.

Elle existe d’ailleurs en deux versions, à votre choix, avec les mêmes images.

La première chantée par son auteur, Umesh Kumar Chauhan :

La seconde chantée par l’actrice Chhaya Singh :