Vive les filles ! (entre autres)

Slide 1

“Au stade où j’en suis, j’aimerais pouvoir prendre ma femme et mes enfants le plus longtemps possible dans mes bras. Le reste m’importe peu.”
Claude Brasseur en interview, Le Matin (Suisse), 2015

*

À cause de la mort de Claude Brasseur, abcdetc a connu hier un (modeste) pic de fréquentation, un tiers des visiteurs étant arrivés via la page où j’évoquais Vidocq et mes émois de jadis devant la baronne de Saint-Gely.

Aujourd’hui, mes émotions ont changé d’objet, mais là n’est pas la question. Je profite cependant de la citation du jour et de mes salutations à Claude Brasseur pour adresser une pensée aux personnes (femme et enfants) que j’aime serrer dans mes bras. Le plus longtemps possible…

Et, grâce à Godard, qui disait de lui qu’il avait “l’innocence et la folie des enfants lorsqu’ils jouent aux billes ou à la guerre ; c’est-à-dire à la fois la brutalité nécessaire et la candeur suffisante”, je peux faire la transition de Claude Brasseur à l’enfant du jour.

Une fillette australienne (et même sydnéenne), dont j’ignore à la fois le prénom, le visage et sa motivation à lever ainsi le poing en plein centre commercial.

Innocence, folie, brutalité ou candeur, pour reprendre les termes de Godard ? Ou intuition enfantine qu’il lui faudra encore se battre, et pas seulement contre le virus de l’année (c’est le sujet qu’elle est censée illustrer selon la légende qui accompagnait l’image), mais pour (re)donner un meilleur visage, un peu plus d’humanité,  quelques améliorations nécessaires au monde qui l’attend ou qui ne l’entend pas, et dans lequel, en temps que femme, elle devra conquérir sa place et tenter d’y transformer quelques manière de voir, de penser, de vivre ensemble…

J’arrête là. Je ne sais toujours rien de cette enfant. Juste qu’elle est aux antipodes de moi, géographiquement comme par son âge. Mais j’ai bien le droit, en cette avant-veille de Noël, de croire que le monde a encore des chances de (se) changer. Et d’y encourager toutes les résistances d’une urgente nécessité…

Sans oublier de vous souhaiter toute la douceur (et le calme) possibles pour vos derniers préparatifs.

(Photo : Jenny Evans)

Même si je suis bien d’accord pour penser que Dieu que les hommes sont méchantes, la carrière musicale de Claude Brasseur est anecdotique.

J’ai donc cherché autre chose.

Quand les sons de Mongolie (morin khuur, violon à tête de cheval ou khoomei, chant de gorge harmonique) croisent ceux du Moyen-Orient (oud et saz), ça se nomme Equus et ça se passe … en Australie !