Petite année : Décembre

Slide 1

“C’est comme à la fin d’une crise
Comme lorsque l’on renonce et que les tensions cessent
Comme il est doux que tout s’apaise
Comme il est doux qu’il ne termine jamais
Décembre en été”
Da Silva, Décembre en été

*

Le 18 décembre, dans un élan patriotique peu coutumier, je citai La Marseillaise en exergue de l’article du jour. L’occasion d’un petit moment de nostalgie franc-comtoise, d’une digression linguistique et – surtout – d’un éloge de la Liberté, avec une majuscule comme dans notre devise nationale.

Avec 5,3 millions de pauvres (8,3% de la population), l’Égalité est en régulière régression. Et la fraternité a autant de progrès à faire que les années qui se suivent avec une fâcheuse tendance à se ressembler ces derniers temps…

Quant à la Liberté, je n’ai pas grand chose à ajouter à ce que je déplorais déjà à l’occasion de ce billet de décembre. Mais, puisque je me répète sans vergogne, je rappelle mon inquiétude sur son érosion lamentable en cette année d’état d’urgence sanitaire, prétexte à des atteintes à nos besoins élémentaires comme non indispensables.

Assignés à résidence, masqués, privés de sorties, de rencontres, d’embrassades et de culture, numérisés à outrance (avec notre inconsciente complicité), interdits de douter ou même de nous interroger sous peine d’être dénoncés de complotiste voire, pire, de rassuriste.

Étrange insulte à la réflexion. Vouloir réconforter, donner de bonnes nouvelles, regarder le monde sans succomber à la peur, c’est grave docteur ?

Bref.

La rétrospective annuelle d’abcdetc s’achève donc avec cette photo évocatrice d’une liberté retrouvée. Une liberté tellement fragile pour ce jeune garçon, réfugié du Tigré éthiopien au Soudan comme 56.000 de ses concitoyens.

L’épidémie de folie se poursuit. Aucun vaccin n’est annoncé…

Mais la photo est belle. Comme la liberté.

(Photo : Mohamed Nureldin Abdallah)

Bon d’accord, Giscard a définitivement replié son accordéon le 2 décembre dernier. Pour les nostalgiques, je veux bien mettre le lien vers cette émission de France Musique, mais je n’intégrerai pas la vidéo. J’ai mes limites…

Et si je ne vous propose pas de réécouter Rika Zaraï, qui s’est tue le 23 décembre, ce n’est nullement par un antisémitisme qui m’est étranger. N’en déplaise à quelques députés qui pratiquent l’amalgame avec l’antisionisme. Ce qui est aussi absurde que de prétendre que je puisse appartenir à l’anti-France parce que je n’ai pas été Républicain indépendant sous Giscard

Bref. C’est avec Ivry Gitlis, qui aura raté de peu son centenaire en se faisant la valise avec son violon le 24 décembre, que nous terminerons cette série d’hommages rétrospectifs. Et avec une vidéo qui vous donnera la joie de retrouver aussi Mike Brant, ainsi que Danièle Gilbert et Nicoletta. Lesquelles ne sont pas mortes, ce qui prouve une fois encore que les femmes sont plus résistantes que les juifs hommes…


Et pour mémoire, la dernière carte du jour de la “petite année”