Lettre à des rêveurs

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“J’ vais m’ faire un gros trou dans la tête
Y enfouir toutes mes idées
Tous mes jugements
Toutes mes affaires
Du coup j’ sais pu où m’arrêter”
Lucid Beausonge, Le Casse-tête

*

C’est encore de fil en aiguille qu’est né ce billet du jour, d’un samedi devenu dimanche à force de prendre le temps de vivre.

C’est à cause ou grâce à (par la grâce de) une chanson venue de je sais où, qui s’est prolongée en galerie de reprises que vous retrouverez plus bas.

Une chanson qui parle de rêve, en résistance dans une époque parfois trop réaliste où, paradoxalement, le rêve est devenu aussi un impératif de ce développement personnel pour lequel je me sens encore en plein sous-développement. À ma manière volontiers réactionnaire. Ou juste réactive.

Embarqué dans cette histoire de rêve, je suis donc allé en chercher dans les galeries de photos des spécialistes en la matière. En photos d’actualités, pas toujours en rêve.

Et j’ai d’abord trouvé un reportage sur des champs de course australiens, avec un cheval baptisé Out And Dreaming. Mais il y a belle lurette que je ne vais plus aux courses, et l’Australie c’est loin pour aller y parier.

Puis j’ai appris l’ouverture d’une boutique éphémère Vuitton près du Pont-Neuf à Paris. Et ce n’est vraiment pas le genre d’information ni de produits qui me font rêver.

Mais la troisième tentative fut la bonne, quand j’ai trouvé trois montgolfières s’envolant dans le ciel de Las Rozas de Madrid, la plus grand communauté  (sic en clin d’œil) autonome de la capitale espagnole. Trois montgolfières embarquant chacune l’un des trois rois mages, Gaspar, Melchior et Balthazar, venus nous rappeler les offrandes que nous pouvons faire à tout enfant qui apparaît, comme une promesse chaque fois faite au monde de sa possible rédemption, de son possible rêve, de son possible changement. Imperceptible et profond.

Comme un rappel aussi qu’il est bon de s’envoyer en l’air, de toutes les manières, réellement ou en rêve, ou en entremêlement des deux.

Et, pour finir avec une autre citation, me souvenir de Brel, encore, à cause du possible rêve, et reformuler avec lui ce vœu toujours – tellement – d’actualité :

“Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns…”

(Photos : Miguel Pereira)

Et de vous laisser écouter la chanson à l’origine de ce billet, et ces quelques reprises parmi plusieurs dizaines

All I have to do is dream, par… que des duos ! Parce que chanter à deux c’est tellement mieux aussi.

  1. The Everly Brothers (en 1958)
  2. Bobby Darin et Petula Clark
  3. Emmylou Harris et Alison Krauss
  4. Andy Gibb et Victoria Principal
  5. Ricky Norton et Candice Parise
  6. The Everly Brothers (en 2004)