Le changement c’est toujours pour demain

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“Le changement c’est maintenant…”
Slogan publicitaire du candidat à la présidence de la République, François Hollande, en 2012

“Le bonheur c’est toujours pour demain
Hé ! fillette ne prends pas ma main
Mes doigts ont effeuillé tant de roses
Que de parler d’amour encor je n’ose”
Pierre Perret, Fillette le bonheur c’est toujours pour demain

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Il fut un temps où les partis politiques concevaient des programmes plutôt que des plans de communication, où les idées étaient préférées aux slogans, où les états établissaient des plans au lieu de pondre des lois électoralistes… Il fut même un temps où le pouvoir était au mains des élus (à défaut des citoyens) et non des entreprises.

Mais bref.

A quelques jours de l’investiture du 46e président étasunien, qui “risque” de changer le monde autant que le fit le prix Nobel dont il fut le vice-président, il reste quelques irréductibles naïfs qui croient au changement.

Comme ces 9000 Honduriens qui ont pris la route pour parcourir, à pied, les plus de 4000 km qui les séparent des Etats-Unis, sur la foi des déclarations de Joe Biden, promettant “une approche plus humaine [des Etats-Unis] en matière d’immigration”.

Ce dimanche, ils se sont heurtés aux policiers guatémaltèques, aussi humains que leurs confrères de tous pays. Et le Mexique annonce déjà le déploiement de 500 autres policiers pour leur bloquer le passage à sa frontière sud.

En attendant qu’ils découvrent la “nouvelle” politique migratoire aux Etats-Unis, en pleine crise qui ne devrait pas, comme ailleurs, favoriser l’ouverture aux étrangers “illégaux”, abcdetc, dans un sursaut d’optimisme, leur souhaite – quand même – un bon voyage en utopie. Et le bonheur pour demain. Ou un prochain jour…

Et de conserver ce sourire résistant !

(Photos : Sandra Sebastian)

Une rubrique souvenirs en début de semaine ? Pourquoi pas… J’ai appris ce matin la mort de Phil Spector qui, avant d’être un meurtrier (il est mort en prison) était un producteur de génie. On lui doit notamment cette chanson immortelle, reprise une centaine de fois et adaptée dans une dizaine de langues.

Da doo ron ron, dans deux versions :

  1. Par The Crystals aux États-Unis (mais sous-titrées en espagnol pour les lecteurs du Honduras ou du Guatemala)
  2. Par Johnny Hallyday et Sylvie Vartan par chez nous