Se souvenir

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« Je me souviens des coups de règle en fer sur les doigts.
Je me souviens des vaccinations en collectivité.
Je me souviens de Nounours, Pimprenelle et Nicolas, du Marchand de Sable et de leur “Bonne nuit les petits”.
Je me souviens de l’annonce de la mort de Brassens.
Je me souviens “d’un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’Humanité”.
Je me souviens de la télé en noir et blanc.
Je ne me souviens pas du moment de ma naissance. »
Extraits d’un texte écrit par un groupe de travail, à l’Institut français de Catalogne, à partir de Je me souviens de Georges Perec (livre déjà évoqué ici naguère)

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Il m’arrive de regretter ma mémoire éphémère, qui retient si mal les noms des personnes qu’on me présente, des auteurs que je lis, des acteurs (ou trices) dans les films que je regarde en bonne compagnie, et qui laisse s’évaporer des souvenirs ou s’égarer des mots. Entre autres.

Et aujourd’hui, il m’a fallu une image croisée sur la page d’une agence photographique pour me rappeler de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste (qui marque aussi l’anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau par les troupes soviétiques, le 27 janvier 1945)…

Alors j’ai intégré ci-dessus cette photo prise au Musée juif et Centre de tolérance de Moscou à l’occasion des cérémonies du jour.

Puis j’ai collé ici un extrait du message du jour d’Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO :

« La Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste est un moment pour pleurer les disparus et réfléchir aux choix des personnes et des États qui ont permis que ce génocide se produise. Elle est aussi un appel à la vigilance et à l’action, pour lutter contre les causes profondes de la haine et empêcher que de nouvelles atrocités ne soient commises. »

Et, même si je n’ai pas pleuré les disparus, j’ai eu une pensée pour ces millions de victimes, j’ai réfléchi aux choix passés et à venir des personnes et de leurs États, j’ai espéré être assez vigilant et me suis demandé, encore, quelle action je pouvais avoir pour lutter dans ce monde et y empêcher les atrocités.

Alors, j’ai cherché une autre image dans les mêmes pages de la même agence et j’ai trouvé celle-ci, en provenance de l’état d’Assam, en Inde :

Et j’ai espéré que l’effet papillon ne soit pas qu’une métaphore.

(Photos : Anton Novoderezhkin, Anuwar Ali Hazarika)

Sinon…

Depuis près de 10 ans le pianiste israélien, Amit Weiner, travaille sur son projet Music in Times of Tragedy, et donnera un concert ce soir à 19h00 (heure de New-York !) sur la chaîne télé de l’ONU.

Si vous ne pensez pas être réveillés pour l’écouter à 1 heure du matin par chez nous, je vous ai trouvé la chanson שנות ילדות (Années d’enfance), mise en ligne aujourd’hui…