Et vous trouvez ça drôle ?

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“Mourir, la belle affaire…”
Jacques Brel

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Il y avait longtemps que je n’avais pas cité Brel. Presque aussi longtemps que je n’ai pas chanté Amsterdam pour un public de vieux, Chinois ou pas. Les temps sont durs pour les artistes, même amateurs, comme pour les blogueurs qui aimeraient bien parler démasqués.

Bref.

En voyant la première image de la galerie du jour, puis la deuxième, je me suis interrogé sur la nécessité de masquer les morts, même en période de pandémie.

Et puis, j’ai trouvé les autres photos de la série, et compris que les participants à ces étranges funérailles, pour de faux ou parodiques, (mock funerals dans la version originale) n’étaient pas morts !

Selon les légendes qui accompagnaient ces photos, une centaine d’adeptes par jour sont prêts à débourser 100 bahts (environ 2,70 euros dans un pays où le salaire moyen est de 500€ environ…), fleurs et bougies comprises, pour s’adonner à cet étrange rituel proposé par le temple Wat Bangna Nai, dans la banlieue de Bangkok.

Il paraît que cette pratique permet de tromper la mort, voire d’expérimenter la résurrection (comme une EMI ? et excusez-moi d’insister…) L’une des participantes a d’ailleurs déclaré avoir eu “l’impression de renaître, de revenir à la vie et de devenir une nouvelle personne”.

Les promoteurs de ces fausses funérailles (ou vraies parodies), proposées dans d’autres temples thaïlandais comme en Corée du Sud, affirment pour leur part que ce cérémonial porte chance et que “cela rappelle aux gens qu’un jour nous allons mourir, nous devons donc faire attention à la façon dont nous vivons notre vie”.

Je vais faire attention à la façon dont je vis ma vie, je le promets encore. Mais au moment où la claustrophobie nous menace, à force de couvre-feu, de confinements,  de mascarades et autres éloignements sociaux, je ne pense pas que s’enfermer dans un cercueil soit la meilleure des thérapies.

Mais après tout, chacun est libre de croire ce qu’il veut tant qu’il ne tue (même symboliquement) que lui même au nom de cette croyance.

Pour ma part, pour me (nous) porter chance, j’ai choisi 7 photos pour illustrer ce billet.

(Photos : Soe Zeya Tun)

Si la chanson de Rokia Traoré évoque aussi la mort (“Vois-tu, tout Être se tenant debout finira allongé”), elle est aussi pleine de vie, comme son pays, le Mali, auquel elle déclare son amour…

Une vidéo trouvée par hasard et qui m’a donné l’occasion de revoir une vieille connaissance que je salue au passage !