Sur le fil

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“Pour moi, ça paraît tellement simple que la vie doit être vécue sur le fil. D’entretenir sa rébellion, de refuser de se conformer aux règles, de refuser son propre succès, de refuser de se répéter, de voir chaque jour, chaque année, chaque idée comme un réel défi. Ainsi, nous vivrons notre vie sur la corde raide.”
Philippe Petit

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Le titre du jour a déjà été utilisé quatre fois dans ce blougui qui se répète volontiers. C’est peu finalement en plus de 3400 billets et pour un blouguiste qui se rêvait en funambule.

Le rêve est un peu effacé mais l’admiration demeure pour ces équilibristes qui défient la pesanteur et le vertige. Comme ici, Andrea Loreni, ce week-end dans une usine abandonnée de la région de Turin. Avec un bel éclat de soleil, comme on en a tant besoin dans la grisaille du moment.

Au Mozambique aussi on a besoin de soleil, après le passage du cyclone Eloïse, qui a laissé 250.000 personnes en détresse sur son passage. Comme cet homme qui, patiemment, reconstruit sa maison.

Avec un autre fil au premier plan, moins spectaculaire, plus vital.

(Photos : Marco Bertorello, Alfredo Zuniga)

PS : Pour des raisons dépendantes de mon manque de volonté, ce billet est resté en chantier hier (lundi 1er février). Et j’ai bien conscience qu’il est imparfait aujourd’hui… 

Merci de m’en excuser. Et de rester au bout… du fil !

“Non, je ne pleure pas
Je chante et je suis gai
Mais j’ai mal d’être moi…”
Jacque Brel, L’Ivrogne

Une fois n’est pas coutume, je vous mets aussi une citation en ouverture de cette rubrique. À cause du titre de la chanson du jour…

Comme le nom de leur groupe ne l’indique pas vraiment, les trois musiciennes de Las Lloronas sont belges. Lágrimas, est le premier titre de leur album SOAKED.