J’essayerai de m’en souvenir

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“Une chose que j’aimerais beaucoup faire aussi, c’est vivre une expérience hors du temps [comme Michel Siffre], vous savez ce qu’on appelle vivre en libre cours, c’est-à-dire dans un grotte sans point de repère du temps.”
Georges Perec

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C’est en me couchant hier soir qu’un article m’a rappelé que c’était le 39e anniversaire de la mort de Georges Perec. Ce n’était pas très grave en soit de l’avoir oublié (je ne me souviens que de deux dates de décès en fait, ma mère et l’ami trop tôt disparu… plus celle de Chaplin à Noël et de Léo Ferré au 14 juillet) mais je m’en suis un peu voulu de ne pas avoir placé une citation de celui qui demeure dans mon top 10 des écrivains.

J’ai cherché cette citation ailleurs que dans les classiques “Je me souviens”, où je n’avais finalement pas déniché grand chose en rapport avec les images du jour. Et c’est sur le site de France-Culture que j’ai retrouvé deux liens vers la même émission. Jai fini par faire la différence entre les 25 choses à faire avant de mourir (article de 2020) et Les 50 choses à ne pas oublier de faire avant de mourir (article de 2015). De toute façon, les deux proposent la même vidéo, reprenant bien 25 propositions, sur les 37 idées données par Perec, en novembre 1981 soit quelques mois avant sa mort, dans l’émission Mi fugue, mi raisin,.

J’ai aussi fini par retrouver que c’était une émission de Bertrand Jérôme, créateur également (entre autres) des Papous dans la tête, et… viré de l’antenne en 2004 par Laure Adler, qui a encore le droit de l’ouvrir sur France-Inter…

Bref.

J’aurais au moins J’ai appris au passage qui était Michel Siffre, un explorateur qui a passé deux mois sous terre en 1962 et qui se souvient de son expérience dans une interview passionnante dans Le Monde (en accès libre, profitez en).

Et je me demande si je ne vais pas m’en inspirer. Pas de George Perec, quoi que j’aimerais bien. Ni de Laure Adler, Dieu m’en garde et en préserve mes enfants. Mais de Michel Siffre. Quitte à s’enfermer, pourquoi pas s’engouffrer, au sens propre ?

Je vais y réfléchir. Ça n’a quand même pas l’air si simple.

Il me sera plus facile, je pense, d’adopter le Hina Matsuri (雛祭り), rituel japonais qui se traduit par fête des poupées et se déroulait donc hier également.

Ça y est, vous avez le rapport ?

Ce sont les images du jour, trouvées par hasard en cherchant Perec, qui m’ont fait connaître cette tradition, qui remonte pourtant à près de 4 siècles (comme quoi, mieux vaut tard que jamais…), et à l’issue de laquelle des poupées de papier ou de paille sont placées sur de frêles esquifs (j’adore cette expression) pour emporter au fil de l’eau les mauvais esprits, assurant ainsi aux filles “chance et bonheur”.

J’ai une année pour tout préparer : poupées, bateaux, cours d’eau. La petite fille est déjà là… Ah, je vous en ai déjà parlé ? Oui, je sais, je me répète souvent.

(Photos : DR)

Le Japon reste un pays fascinant, où peuvent se mêler et se croiser avant-garde et traditions. Mais quand un groupe japonais joue de la cumbia, c’est de la tradition ou de la modernité ?

C’est “simplement” les Minyo Crusaders.