La main sur leurs gueules

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Slide 1

“La main que tu ne peux mordre, baise-la et souhaite qu’elle se brise.”
Proverbe libyen

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C’est en repensant à une pièce de théâtre, intitulée Baise la main que tu n’oses mordre, que j’ai trouvé le proverbe du jour.

Un jour particulier me serinent les journaux, les radios, mes voisins de bureau et quelques (pas trop) proches.

Une journée de plus dans la mascarade.

Je ne vais pas étaler mes états d’âmes en ce jour de retrouvailles avec la “liberté”. Vous avez sans doute mieux à faire que de lire ma colère face à cette liesse populaire en ce jour de libération accordée par notre bon président et son premier ministre qui sont même allés prendre un café un terrasse pour montrer à quel point ils sont proches du peuple.

Et nous faire oublier que le couvre-feu reste en vigueur, que l’état d’urgence se prolonge, que nous devons toujours vivre masqués et à distance les uns des autres, que le passe sanitaire qui ne devait pas exister va devenir indispensable pour retrouver une vie “normale”, que l’incitation vaccinale (avec des produits toujours en phase de test) va lentement devenir une obligation si j’ai bien compris la pensée d’un ministre si peu de la Santé, que nous devons toujours rester chez nous en cas d’infection plutôt que d’aller chez le toubib, que les remèdes qui semblent marcher dans d’autres pays restent interdits chez nous, que cette maladie qui devait produire une hécatombe a tué moins de 1% des personnes infectées…

Et surtout, pour nous faire oublier que nous avons été manipulés.

C’est l’aveu qu’ont fait les membres du conseil scientifique qui ont reconnu avoir utilisé la peur pour mieux contrôler, non pas l’épidémie mais les populations :

“Il est clair que recourir à la peur comme moyen de contrôle est contraire à l’éthique. L’usage de la peur sent le totalitarisme. Ce n’est pas une attitude éthique digne d’un gouvernement moderne”, a reconnu l’un d’entre eux. Et l’un de ses collègues de renchérir : “Il y a eu des débats sur la nécessité d’instaurer la peur afin d’encourager l’acceptabilité et des décisions ont été prises sur la manière dont il fallait accroître la peur. La manière dont nous avons instrumentalisé la peur a été dystopique.”

Bon d’accord, ce sont les membres du conseil scientifique britannique qui s’expriment ainsi dans un article du Telegraph, largement relayé par la presse mainstream courageusement signalé par UN confrère, Cheikh Dieng, rédacteur en chef du Courrier du Soir (et aussi sur Sud Radio, radio complotiste s’il en est mais qui me soulage des chiens de garde des radios nationales).

Mais rien n’interdit de penser que leurs confrères du conseil scientifique français (et de plein d’autres démocraties) ont agi de la même manière.

Et si vous calez sur la définition de dystopique, repensez à 1984.

Pour illustrer ma colère, je n’ai rien trouvé d’autre qu’une photo de la Libération, la vraie, en 1944. Après quelques années de Résistance, de la part d’une minorité de Français.

Vous remarquerez que le policier d’alors ne manifeste que sa joie en compagnie du peuple. De ce côté-là aussi, les choses ont -tristement et lamentablement – changé.

(Photo : DR)

En cherchant une chanson qui me parlerait de peur, j’ai eu la surprise de retrouver Marie Trintignant dans des extraits de Betty, de Claude Chabrol, entrecoupés d’images de décomposition de viande ou de poupée. Le tout sur une musique de Féroces, un groupe de … Besançon !

Et en faisant défiler la page d’accueil de leur site, je suis tombé sur ce second morceau, illustré cette fois par des images d’Anna Karina dans Vivre sa vie, de Jean-Luc Godard.

Ils ont vraiment bon goût ces Féroces là !