Adieu l’affreux

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“Nous n’avons pas gardé les cochons ensemble.”
Expression française, ni casher* ni halal.

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Je ne suis pas adepte de la délation et je ne dénoncerai donc pas mes confrères sérieux qui ont évoqué la chute du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en le désignant comme “Bibi”, terme un peu trop familier pour moi qui n’ai jamais eu vraiment de sympathie pour cet homme, qui n’a fait qu’accélérer l’occupation et la colonisation de la Palestine, tout en mettant en place en Israël un régime d’apartheid, que ses concitoyens sont bien mignons de réfuter quand ils en sont accusés par Human Rights Watch, alors qu’ils y étaient largement favorables il y a déjà une dizaine d’années

Bref. Comme les milliers d’Israéliens qui sont venus manifester à Jérusalem ou à Tel Aviv dimanche soir, je me réjouis de la fin de règne de Benjamin Netanyahu, même si le CV de son successeur, Naftali Bennett, sa brillante carrière d’officier de l’armée israélienne (que je n’appellerai pas Tsahal, pour les mêmes raisons de peu de familiarité évoquée plus haut), son soutien à ma colonisation ou son idéologie très droitière et nationaliste (entre autres), laissent peu de place à un espoir de paix en Palestine.

Mais bon. Nous voilà quand même débarrassé de Netanyahu, qui va pouvoir se consacrer aux procès qui l’attendent. Et ça fait quand même deux raisons de se réjouir.

(Photos : Kobi Wolf, Ilia Yefimovich, jack Guez)

* Quoi que

La musique du monde du jour (de ce billet antidaté) pourrait bous paraître bien hexagonale, puisque Polo & Pan est un duo musical français fondé par Paul Armand-Delille (« Polocorp ») et Alexandre Grynszpan (« Peter Pan ») en 2013. Oui déjà. Mais il a fallu que je les déniche entête du top Shazam israélien pour faire leur connaissance.

Même si la chanson Ani Kuni a un air de déjà entendu.

 

Le duo rappelle d’ailleurs sous sa vidéo sur YouTube, qu’ils se sont inspirés d’une chanson amérindienne (dit comme ça, ça évite des confusions auxquelles j’ai déjà assisté entre Indiens d’Amérique et d’Inde, lesquels sont loin d’être tous hindous…)

Après de rapides recherches, j’ai appris qu’il ne s’agissait nullement d’une berceuse, mais d’un chant de lamentation. Comme celui que pourraient entonner les Palestiniens, pour lesquels le changement de Premier ministre ne change “rien”…