L’inconscient échappe-t-il à toute forme de connaissance ?

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“Mon père était un chercheur d’or, l’ennui c’est qu’il en a trouvé…”
Jacque Brel, L’Enfance (dans le film Le Far West, 1973)

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Je n’ai pas cherché le nombre de fois où j’ai déjà glissé cette citation de Brel, où une autre extraite de la même chanson, qui reste accrochée aussi bien à ma mémoire qu’à mon top 10 personnel. Et je n’ai sans doute pas fini de la citer. Comme j’espère n’en avoir pas complètement fini avec mes rêves d’enfance, dont la réalisation est la clef du bonheur, d’après Sigmund Freud. Dont j’aime beaucoup moins les chansons que celles de Brel.

Bref.

Suite à la publication de photos “authentiques” sur les réseaux sociaux le weekend dernier, des milliers de prospecteurs se sont mis en route vers le petit village de KwaHlathi, en Afrique du Sud, dans l’espoir d’extraire à leur tour, à grands coups de pelle, de pioche et de sueur, un diamant !

Ils espèrent tous changer de vie, acheter une voiture ou partir à Dubaï, offrir à leurs enfants une vie ou une éducation meilleure, sortir simplement de la misère, accentuée par l’épidémie de Covid 19, dans un pays où le taux de chômage dépasse les 30%.

Mais si l’Afrique du Sud reste un des meilleur filon de diamants, il n’est pas sûr que ces milliers de mineurs improvisés découvrent le prochain Cullinan (le plus gros diamant du monde avec 3.106 carats, découvert là bas en 1905). Il n’est même pas certain que les pierres extraites soient vraiment précieuses.

Des experts du département de l’Énergie et des Mines devraient arriver sur place dans les prochains jours pour lever les doutes.

En attendant l’identification du trésor, les milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui creusent le terrain ont “encore le droit de rêver”.

Coïncidence : Au même moment, le voisin botswanais annonce la découverte du troisième plus gros diamant du monde (1.098 carats) dans la mine de Jwaneng, exploitée par l’entreprise Debswana. Ce qui a permis au ministre des Ressources minérales, Lefoko Moagi, de se féliciter : “La découverte de ce diamant est une occasion à célébrer, surtout en ce moment où nous avons besoin de tous les fonds possibles pour conduire notre programme de développement…”

Il faut préciser que Debswana est nationalisée à hauteur de 50%. Un rêve à la portée de tous les pays qui pourrait aider à contribuer au bonheur commun. Si nos sociétés devenaient enfin adultes. Et conscientes.

PS : Le titre du jour est un des sujets de philo du bac du jour

(Photos : Siphiwe Sibeko, Phill Magakoe)

J’ai entendu hier matin, avec un certain plaisir, Roger Waters traiter Marc Zuckerberg d’idiot. Ce qui, dans la vidéo qu’il a mise en ligne sur Twitter se traduit par “Fuck you” (aux alentours de la 50e seconde).

Le (co)fondateur de Facebook avait proposé à l’auteur de Another Brick in the Wall, de lui acheter les droits de la chanson pour une campagne de promotion d’Instagram.

Ironie et tristesse de l’histoire, pour ce qui fut un hymne interdit durant l’apartheid.

Bref. Je n’ai pas retrouvé de vidéo des étudiants sud-africains chantant “We don’t need no education”. Mais, me souvenant du passage récent dans ces pages de la reprise de Biko pour Playing for Change. je suis parti sérendipitiser sur la toile, où j’ai retrouvé Peter Gabriel et Angelique Kidjo, accompagnés cette fois par Youssou N’Dour et le Soweto Gospel Choir… sous l’œil (ému ? émouvant ?) de Nelson Mandela.