Ce n’est rien

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Malgré les apparences, les images du jour n’ont rien à voir avec celle de mardi dernier.

Et malgré les coïncidences de dates de sa visite d’État en Grèce, Macron non plus n’y est pour rien. Quoi que ce type est tellement capable de tout.

Depuis dimanche soir, l’île de Salamina, au large d’Athènes, est frappée par une marée noire, suite au naufrage de l’Agia Zoni, un petit bâtiment de 91 mètres construit en 1972 et battant pavillon grec. Au moment où il a coulé, le navire transportait 2.200 tonnes de carburant.

Dérisoire par rapport à d’autres naufrages mémorables : l’Amoco Cadiz (1978, France, 220.000 tonnes), le Torrey Canyon (1967, Grande Bretagne, France, 120.000 tonnes), le Prestige (2002, France, Espagne, Portugal, 60.000 tonnes) ou l’Exxon Valdez (Alaska, 1989, 40.000 tonnes). Et bien loin du record absolu de marée noire et les 287.000 tonnes déversées au large de Tobago en 1979, après la collision de l’Atlantic Empress et l’Aegean Captain.

Pas de quoi faire les gros titres des journaux ni la une du journal de 20 heures. Juste d’écrire un billet sur abcdetc.

Et aussi de provoquer la stupeur des pêcheurs du coin, l’indignation des défenseurs des espèces protégées (phoques ou tortues) qui vivent dans le coin, et la colère de la maire de l’île, Isidora Nannou-Papathanassiou, qui a annoncé que la commune allait se porter partie civile, en dénonçant un bateau “fissuré [qui] aurait malgré tout continué à fonctionner”.

Argument bien faible : le monde est dans le même état.

(Photos : Giorgos Moutafis, Petros Giannakouris,
Sotiris Dimitropoulos, Stelios Misinas)

Un peu de douceur dans un monde bien noir, avec Dimitris Mystakidis, dont j’ai fait la connaissance hier soir en cherchant la musique qui irait bien…